vendredi, 30 mai 2008

La connaissance du bien et du mal

«Celui qui fait le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu » (Troisième lettre de Jean, 11).

Pour faire le bien, l’homme doit acquérir la connaissance du bien et du mal dans la vérité, afin de faire le bien en sachant que c'est le vrai bien, et ne plus faire le bien en ignorant qu'il fait en vérité le mal.

Il n'y a qu'une vérité, Dieu, car « je suis le chemin, la vérité, la vie », a dit Jésus Christ venu nous enseigner une doctrine, celle de l’amour inconditionnel qui lave du péché originel, seul chemin pour entrer dans le Royaume des cieux, l'Amour, de Dieu et du prochain. Si tous naissons avec le péché originel, nous ne l’avons pas commis en naissant, nous avons hérité de sa cause, la désobéissance, et de son effet, la mort. Lorsque la cause est perpétrée de générations en générations, la désobéissance envers Dieu mène vers son effet, la mort.

Jésus fut engendré par l'Esprit Saint dans le sein d'une femme conçue sans péchés, Marie, sa mère humaine. Ses parents, Anne et Joaquim, le couple Modèle de l'histoire de l'humanité, étaient devenus saints, et l'état de sainteté lave du péché originel pour n'avoir fait que le bien dans la vérité et ceux qui font le bien sont de Dieu. Si cela n'avait pas été, Marie aurait hérité de ce péché en tant qu'être humain.

Puisque l’homme et la femme, malgré l’interdiction de Dieu de ne pas manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal sous peine d'en mourir, désobéirent à Dieu, ils doivent, depuis leur désobéissance, faire l’expérience individuelle de la raison pour laquelle Dieu le leur avait interdit, afin d’être délivrés de la mort et d'entrer dans la vie éternelle. Cette expérience individuelle les fait accéder à la connaissance du bien et du mal qui leur est alors révélée par Dieu : ils ne sont plus dans la désobéissance, ils ont mérité de "savoir".

Jésus Christ est venu nous enseigner que nous devons naître de nouveau de l’eau et de l’Esprit pour entrer dans le royaume des cieux, c’est cette naissance de nouveau qui délivre l’homme de la mort et le fait entrer dans la vie éternelle, elle le rend saint, il se trouve lavé du péché originel. Très peu d'humains sont parvenus à cette seconde naissance, qui ne peut être que lorsque la nature inférieure de l'homme, son humanité même, est morte. La place est alors libre et pure pour que Dieu vienne faire Sa demeure en l'homme, ils ne font qu'un, l'homme est devenu Fils de Dieu, Le Seigneur demeure, vit en Lui, et il vit, demeure, dans le Seigneur.

La parole de vie, plus particulièrement celle que nous connaissons par Jean, nous révèle comment parvenir à cette nouvelle naissance, qui permet le discernement entre le bien et le mal dans la vérité puisque Dieu fait sa demeure dans son nouveau né et l'enseigne.

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu » (Jean 1/1-2). La Parole était l'esprit de Dieu, selon la Genèse en 1-2 : « Au commencement .... l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux ». L'Esprit de Dieu fit le bien, Il n’avait aucune notion du mal car il était Saint, Amour inconditionnel, infiniment bon, « le seul bon », a dit Jésus. « Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle » (Jean 1-3). La Parole, l'Esprit de Dieu, pensait et faisait, elle a tout fait, « Dieu est Esprit » (Jean 4-24). « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (Jean 1-4) ; dans l'Esprit de Dieu était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Jésus Christ a dit «Je suis la lumière du monde» (Jean 8-12). La vie qui était dans l'Esprit de Dieu, la Parole, était Jésus Christ.

Jésus Christ est la Parole de Dieu qui s'est faite chair, il est la Parole de vie, et tout être humain qui se nourrit de la parole de vie demeure en Dieu et il fait le bien : « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père » (Jean 1-14). L'Esprit Saint de Dieu est le Père de Jésus, engendré en Marie, en Lui depuis le commencement. La Parole de vie est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue, mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, fils de Dieu, lesquels sont alors nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. Ils sont nés de nouveau, de l'Esprit de Dieu.

L’amour, la vie étaient en Dieu, ainsi Dieu est la vie, Sa Parole est la parole de vie, Jésus était Dieu devenu Fils de l'homme, engendré par l'Esprit de Dieu dans une femme humaine, pour être en l'Esprit Saint de Dieu depuis le commencement.

Par amour, Dieu multiplia la vie. « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa » (Genèse 1-27). C'est pourquoi Elohim est un mot pluriel. Dieu, Elohim est deux, masculin et féminin à la fois. Puis après avoir béni l'homme, les avoir bénis, homme et femme, il dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui » (Genèse 2-18). Alors il endormit l'homme et sortit la femme qui était à l’intérieur de lui (le côté féminin en l'homme). « Et l'homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2-24), paroles que Jésus Christ Fils de l'homme a rappelée lorsqu'il est venu parmi les siens, parole que les siens n'ont pas reconnue, ils ne l'écoutèrent pas et beaucoup choisirent de rester vierges à cause du royaume des cieux, n'ayant pas compris la parole de vie, à cause du mal qui les empêchait de discerner le vrai bien. La virginité est celle de l'âme, sa pureté, que l'esprit vivifie, la chair ne sert de rien : « C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie » (Jean 6-63).

De l’ancien testament, nous vient la règle d’or « ne fait pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’il te fasse ». A partir du nouveau testament, elle devient « fait à autrui ce que tu aimerais qu’il te fasse ». La Règle d’or nous invite à nous aimer les uns les autres, comme Jésus Christ nous a aimés, le plus puissamment possible : aimer son prochain comme soi-même, ainsi le mariage est le plus grand des sacrements enseignés par Jésus Christ, ainsi Anne et Joaquim furent jugés dignes de concevoir Marie.

Contrairement à l’effet qui aurait dû en découler, la doctrine de Jésus Christ a fait entrer l’humanité de plus en plus profondément dans le mal, l'individualisme, contraire à l'amour du prochain, un mal beaucoup plus insidieux et pervers que la simple définition de ce mot, c'est un mal intérieur, un mauvais esprit, égocentrique. Un être peut paraître très vertueux à l’extérieur, tout en ayant l’esprit mauvais, pensant faussement, pensant mal tout en ignorant qu'il pense mal et se persuadant de lui-même penser bien.

Beaucoup d’hommes se sont convertis à Jésus Christ, se sont mis à aimer Dieu, à le servir, puis une partie d’entre eux proliférant au cours des siècles a fini par "se prendre pour Dieu", en jugeant et condamnant autrui à Sa place, ces hommes là font le mal en ne le sachant pas : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis » (Luc 6, 37). Se faire juge à la place du seul Juge, juger et condamner à Sa place, c’est se prendre pour Dieu, celui qui juge son prochain s’érige en maître, et il usurpe de fait, la place de Dieu, Jésus Christ, seul Maître dans la vérité pour être la vérité.

Il y a tout un océan, et Dieu dans la Genèse sépara les eaux d'en haut des eaux d'en bas, entre l’homme qui se fait juge à la place de Dieu, et celui qui fait constater à son prochain qu’il est dans le péché. Celui là est un témoin du péché et il témoigne de ce qu’il constate. Il ne se fait pas juge et ne condamne pas, au contraire : il sauve lorsqu'il est écouté, il sauve par amour, le prochain. Il ne bannit pas son prochain, ne l'exclut pas, car dans l'exclusion l'amour est absent. La bonne réaction, saine donc sainte, celle qui est faire le bien, est de tourner les talons à celui qui ne veut rien entendre et demeure ainsi dans le péché, elle n'est pas de l'exclure et de le condamner. Cet océan d'écart entre juges et témoins, c'est celui de la connaissance du bien et du mal dans la vérité.

Quand l'homme et la femme eurent désobéi, mangé le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, L'Éternel Dieu dit : « Voilà que l'homme est devenu comme l'un de nous, pour connaître le bien et le mal ! Qu'il n'étende pas maintenant la main, ne cueille pas aussi de l'arbre de vie, n'en mange et ne vive pour toujours ! ». (Genèse 3-22 ).

L’homme n’ayant pas ainsi connaissance dans la vérité du bien et du mal, il demeure dans le mal dès lors qu’il ne demeure pas en esprit dans l'Esprit de Dieu qui est le bien ; il demeure dans le péché originel qui ne signifie rien d'autre que "se prendre pour un dieu". "Comme l'un de nous", avait dit Dieu, car Dieu avait d'autres fils, qui n'étaient pas hommes mais dieux, Genèse 6-2 : « les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent. Alors l'Éternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme, car l'homme n'est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans ». Des dieux qui n'étaient plus elohim, dieux, car ils désobéissaient à Dieu en choisissant des femmes humaines, ils étaient nephilim "ceux qui font tomber les autres".

Infiniment grave car mortel que de se prendre pour Dieu lui-même qui est Esprit, car c’est se prendre pour l’Esprit de Dieu, et c’est ainsi renier l’Esprit, le seul péché qui ne sera pas pardonné : « Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis, mais quiconque aura parlé contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni dans ce monde ni dans l'autre » (Matthieu 12-32). Les doctrines des hommes ne sont pas celle que Jésus Christ, a enseignée, et elles parlent contre l'Esprit Saint lorsqu'elles disent, pour ne citer que cela : "Hors de l'Eglise, point de salut" alors que la Parole de l'Esprit Saint dit : "nul ne va au Père que par moi", Jésus Christ.

C’est là toute la perversité du mal qui est Satan, l'ange déchu pour avoir désobéi. C'est ainsi que le mal fut et Dieu su que le mal était la désobéissance, de ceux qu'Il avait créés mais ne le louangeaient pas pour les avoir créés, ils avaient bafoué en eux l'amour inconditionnel au profit de l'amour conditionnel. L'amour conditionnel est le fruit de la désobéissance, lorsque l'on s'aime soi-même plus que Dieu, cela n'engendre plus la reconnaissance envers le Créateur. Ainsi, Dieu décida que la désobéissance à Sa Parole entrainerait la mort, il le fit par amour, pour le salut des hommes, sinon ils auraient vécu éternellement propageant le mal et le mal aurait été vainqueur, le mal aurait tout anéanti, renvoyé au néant d'avant la création, où tout était vide et sans forme, et Dieu fit le plein. Le mal aurait détruit et le vide et l'informe, mais pas La Parole, immuable, qui serait devenue parole de mort, et ç'aurait été l'enfer éternel.

La perversité de Satan est poussée à un si haut degré diabolique que l’homme est capable d’agir en servant le mal donc Satan tout en restant persuadé qu'il sert le bien donc Dieu.

Ce sont l’orgueil et le mensonge à lui-même qui ne permettent pas à l'homme de s'en rendre compte, les hommes qui agissent mal tout en croyant agir bien sont rendus spirituellement aveugles et sourds. Celui qui est dans le péché d’orgueil « ne se voit pas », et dans le mensonge à lui-même « ne s’écoute pas », il apaise sa conscience de lui-même. Le phénomène devient séduction de foules lorsque ce type d’homme est à la tête d’une religion ou d'une secte comportant de nombreux fidèles. C'est une religion, le mot secte lui est semblable, d'aveugles qui mènent d’autres aveugles droit dans la fosse, le séjour des morts.

La majorité d’entre ceux qui la compose ne voit aucune raison de changer de comportement, même lorsqu’autrui leur dit que Jésus Christ n’agirait pas ainsi s’il était sur terre, lui qui était pauvre et humble. Certains religieux sont persuadés car ils s’en persuadent d’eux-mêmes, remplacer le Christ, c’est donc un dialogue de sourds, alors qu’ils agissent en opposition aux Ecritures, ils désobéissent à la parole de Dieu à chaque fois qu'il ne la mettent pas en application. Deux désobéissances parmi tant d'autres, pour ne citer qu'elles, sont l'idôlatrie d'images et de sculptures des choses du ciel, et le fait d'appeler Père un autre Père que notre seul Père Céleste, interdiction expresse enseignée par Jésus Christ. Sans évoquer, tout au moins brièvement, la supercherie des richesses... ne vous amassez pas de richesses sur la terre, faites vous des trésors pour le royaume des cieux, il sera plus facile à un chameau de passer par le chat d’une aiguille qu’à un riche d’y entrer. Vivant ainsi, ils encouragent les riches à vivre dans le même luxe et les bénissent pour leurs dons qui ne les privent en rien de l'essentiel puisqu’ils ne donnent que l'extrême superflu, sans même toucher au superflu dont ils jouissent. Et cela, tout en sachant que celui qui ne vend pas ses biens pour les donner aux pauvres et suivre Jésus, le chemin, est comparable au jeune homme riche des évangiles.

L'homme ignore de lui-même ce qui est bien et ce qui est mal dans la vérité, l'homme n'est pas un dieu, c'est pourquoi le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal lui fut interdit.

Dieu révèle aux petits la raison qui demeure cachée aux plus grands, pour laquelle l'homme et la femme ne devaient pas en manger sous peine d'en mourir, parce que le petit qui reçoit cette révélation est entré dans la vie éternelle, il est lavé du péché originel, il est passé de la mort à la vie. Dieu sait qu'il ne se prendra plus pour un dieu, il l'est devenu, un fils de Dieu est dieu puisque né de Dieu, mais ce fils là est un dieu humble et pauvre et le restera tant qu'il sera sur terre. Il suit son seul Maître et vit en Lui, Jésus Christ, et Jésus Christ demeure en Lui avec le Père, ce monde n'est pas le sien, il sait que ce qui en vient et ne fut pas voulu par Dieu vient de Satan et lui appartient.

Si vous avez jugé et condamné dans votre existence à la place de Dieu, demandez-en pardon, repentez vous, car vous avez fait le mal, et Dieu vous pardonnera vos iniquités, Il ne s'en souviendra plus. La chair mourra, mais vous ressusciterez alors pour l'éternité pour avoir fait le bien en reconnaissant vos péchés, vous deviendrez saint et vous jugerez le monde aux côtés de Dieu.

Jean le baptiste était "l'homme envoyé de Dieu pour témoigner (Jean 1-6 à 8), pour rendre témoignage à la lumière afin que tous crussent par lui, celui là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière". Jean était venu avec l'esprit d'Elie, et les hommes ne l'ont pas reconnu, ils en ont fait ce qu'ils ont voulu. Elie n'est pas mort comme les autres hommes, même dévoués à Dieu comme Moïse, il fut enlevé aux cieux. Avec Moïse, Elie était présent lors de la transfiguration de Jésus Christ. Les deux témoins de la fin des temps du livre de l'Apocalypse, dont les nations se réjouiront qu'ils soient mis à mort, auront l'esprit d'Elie et Moïse. Et à nouveau, les hommes en feront ce qu'ils voudront, ils ne les reconnaitront pas, parce qu'ils ne sauront toujours pas discerner le bien du mal, Dieu de Satan, qui se fait singe de Dieu. Un singe est une bête, l'une des premières bêtes créées par Dieu.
Uranie

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jeudi, 18 octobre 2007

Le bouclier de l'âme

Dieu fait croître dans l'âme du disciple du Christ Jésus trois vertus qui lui confèrent tous pouvoirs. Ce sont les trois armes essentielles dans ce monde pour gagner l'autre, formant un bouclier invulnérable :

- l'amour inconditionnel, en opposition à l'amour conditionnel (l'amour bafoué), attribut du diable. La ruse de ce dernier est d'insuffler l'esprit de division typique du pharisaïsme à celui qui a reçu l'amour du Créateur, tandis que l'Esprit Saint lui insufflera l'esprit de réconciliation des sages.

- le courage, en opposition à la peur, attribut du diable. La ruse de ce dernier est d'insuffler l'esprit de lâcheté des tièdes à celui qui a reçu le courage typique du brave, tandis que l'Esprit Saint lui insufflera l'esprit de bravoure des héros.

- la foi, en opposition à l'incrédulité, attribut du diable. La ruse de ce dernier est d'insuffler l'esprit de doute des sceptiques à celui qui a reçu la foi typique du véritable croyant, tandis que l'Esprit Saint lui insufflera l'esprit de confiance des petits enfants.

"S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous " (évangile du jour)". Dieu bénit et sanctifie ceux qui trouvent le courage de partir d'un lieu, d'un groupe, d'une famille, quand bien même cela s'assimilerait à une fuite aux yeux d'autrui, lorsque ce départ se fait par amour de Dieu autant que du prochain. Même si dans l'instant de la situation, le disciple ne comprend pas le motif insondable pour lequel Dieu lui demande de partir, il fait confiance, il obéit à Sa Volonté. Il sait que tôt ou tard, Dieu lui en fera connaitre la raison et qu'elle sera "on ne peut plus louable, sinon Parfaite" : partir de "là" où le disciple se trouve montré du doigt, c'est à dire lorsque la division s'installe par des prises de position, ruse du diable pour mieux régner.

Choisissez consciemment, sans hâte, votre propre côté : amour inconditionnel, courage et foi, ou amour conditionnel, peur et incrédulité. C'est ce choix qui déterminera de quel côté vous vous trouverez face au Christ Jésus à la fin des temps : à sa droite ou à sa gauche.

Pourquoi est-ce si difficile d'opter pour le premier choix dans ce monde ? parce que l'être humain néglige un point essentiel : se connaitre lui-même avant que de chercher à connaitre toutes choses autour de lui, pour ainsi pouvoir décider en toute impartialité ce qui est bon pour lui. Ce qui est bon pour lui est ce que Dieu lui a réservé, inéluctablement. Et Il attend, Dieu, patiemment... mais combien de temps encore ?
Uranie.

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mercredi, 17 octobre 2007

Âmes blanchies ou "sépulcres blanchis" ?

C'est "l'intérieur de la coupe" qu'il vous faut purifier (l'âme, invisible) et non l'extérieur (le corps, visible), ainsi est le sens de l'évangile de Luc 11 : "Vous voilà bien, vous, les Pharisiens ! L'extérieur de la coupe et du plat, vous le purifiez, alors que votre intérieur à vous est plein de rapine et de méchanceté ! Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ?"

Attitude qui sera lourde de conséquences pour celles et ceux qui ne l'entendront pas de cette oreille et resteront sourds à cette prédication :

"Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir."

Que de confusions dans ce monde ! Car oui, Dieu le Père a fait tant l'extérieur (visible, le corps de chair) que l'intérieur (invisible) de l'homme (le corps spirituel).

Les pharisiens étaient déjà morts pour n'avoir pas compris que Dieu privilégie l'esprit, l'âme et le coeur en chacun, ce que l’œil humain ne voit pas mais que Lui voit. Ils ne voulaient pas entendre ces propos, leur orgueil et leur vanité les faisaient s’en offusquer. Certes, votre corps est le Temple de Dieu, mais parce qu'il est pourvu d'une âme, c'est cette dernière le véritable Temple de Dieu, qui ne peut être accueilli dans un endroit sale abritant toutes sortes d'impuretés, telles la rapine et la méchanceté. Ces propos étaient durs à cette époque, et certains peut-être pensaient que Jésus était dénué de coeur. Cependant, comme le coeur des hommes l'était, dur ! Endurci comme la pierre.

Or, n'en est-il pas souvent de même encore actuellement envers celles et ceux qui suivent véritablement le chemin du Christ, sont jugés, persécutés, déclarés hérétiques, dans l’apostasie ou le schisme parce que les Evangiles ne disent pas la même chose que ce que disent les hommes ? Ils sont en vérité jugés parce qu’ils veulent rester fidèles en tous points à La Parole de l’Evangile et l’Eglise voudrait leur faire croire qu’elle a été autorisée à la modifier.

Aujourd'hui encore, très nombreux sont ceux qui baignent dans le pharisaïsme, s'enorgueillissant notamment de la virginité de leur corps avant que de rechercher celle de leur âme, oubliant par le fait que Jésus a dit : "l'homme prendra femme et ils ne feront qu'Un". Il a ajouté ensuite qu'il y avait "ceux qui décident de rester vierges pour le Royaume des Cieux", c'est leur décision en effet. En tout premier lieu, il a parlé du mariage, qui est un lien Sacré puisqu'il permet la reproduction, la survie, de l'humanité toute entière. Rester vierge de corps n'est pas la valeur première retenue par Dieu l'Eternel, celle de l’âme prime et de loin. Il a ensuite ajouté que le mariage devant Dieu interdisait l'adultère : c'est une promesse à vie entre deux âmes, c'est en effet Dieu qui unit et non pas l'homme, cela pour dire combien cet engagement est Sacré.
Etre « sépulcre blanchi », c’est être tombé dans le mensonge à soi-même, le plus grave qui soit : l'ego spirituel (qui se prétend pur) ment à l'âme.
Il est important de prendre conscience qu'un couple ne péche pas par la chair mais par les pensées qu'il peut avoir dans ces moments là, des pensées adultères. Tel un homme qui s'imaginerait pendant l'acte avec une star de cinéma plutôt qu'avec sa propre épouse. Celui-là ferait mieux de s'arracher l'œil ou se couper la main que d'avoir de telles relations avec sa femme. Quant à ceux qui se disent purs, mais ne font que refouler des pensées adultères qui naissent malgré eux : ce "malgré eux" est le signe qu'ils sont toujours identifiés à leur ego, qu'ils vivent d'après leur ego et non de l’esprit : ils ne sont pas morts à eux-mêmes, à l'ego de la chair.
Imaginez un monde où tout le monde choisirait de rester célibataire pour le royaume des cieux. Vous même ne seriez pas nés, pas plus que la mère de Jésus, Marie. Comment le monde aurait pu croitre et multiplier, selon La Volonté du Père ? Ce monde serait déjà mort et jugé, puisque ce serait un monde qui n'aurait pas reproduit la vie, qui n'aurait pas permis aux âmes de revenir à nouveau sur terre pour se purifier des erreurs commises dans leurs existences précédentes.
Pourquoi Jésus a dit en tout premier : l'homme quittera père et mère et prendra femme, et ils ne feront qu'un. La raison en est la suivante : l'homme est esprit, noûs, la femme est âme, psyché. Lorsque Dieu sortit Eve d'Adam, il sépara l'esprit et l'âme de chacun en deux, laissant l'esprit dominer en l'homme et l'âme en la femme. Depuis sur terre, l'homme ne cesse de rechercher sa moitié pour ne faire qu'un, l'équilibre parfait esprit et âme. La femme se comble de l'esprit de l'homme et l'homme se comble de l'âme de la femme. Comme Jésus a dit alors : comprenne qui pourra, et peu ont compris. Ceux qui sont nés eunuques l'ont probablement mérité par leur existence précédente ou sont revenus sur terre pour une raison que seul Dieu connait, ceux qui décident de rester vierges pour le Royaume des Cieux font ce choix d’eux-mêmes : les premiers disciples étaient tous mariés sauf deux, Jésus n’a pas imposé le célibat.
Dieu n'a aucune perversité en lui, il n'aurait pas doté l'homme et la femme d'organes sexuels reproducteurs et procurant le bonheur que connaissent deux âmes qui s'unissent, si les humains n'avaient dû s'en servir autrement que d'organes excréteurs. C’est une façon d’ouvrir le cœur à l’amour d’autrui, d’apprendre à donner avant que de chercher à prendre.
Les couples unis par Dieu permettront à une âme pure de s'incarner à nouveau et elle gardera sa pureté car née de la pureté de deux âmes. C'est une tromperie venant droit de satan que de ne pas comprendre cela. La chasteté d’un couple consiste à s’unir par amour et non pour la recherche du plaisir sexuel.

La virginité, la blancheur immaculée, la "propreté" qui plaisent et ravissent Dieu, sont avant toutes autres celles de l'âme et non celles du corps. La chair, le corps de matière lourde, appartiennent à ce monde et "passeront". L'esprit, l'âme et le coeur appartiennent à leur Créateur.

Les Chrétiens évoquent la résurrection de la chair sans en comprendre bien souvent la profondeur. La partie de l'humanité qui participera à cette résurrection est celle dont l'âme des personnes la composant aura su redevenir semblable à celle d'un petit enfant, ainsi que l’a dit Jésus : « en vérité je vous le dis, si vous ne redevenez pas semblable à ces petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux ». Les petits enfants font tout innocemment, sans arrière-pensées, sans rechercher vicieusement la manière de faire. Il a en outre précisé, pour répondre aux questions qui lui étaient posées, que dans le Royaume des Cieux, les hommes et les femmes ne se marieraient pas, ils seraient "comme les anges".

Les anges n'ont pas un corps de chair, de matière dense, mais un corps spirituel Glorieux, tel le sien après sa résurrection, qui pouvait soudainement apparaitre à ses disciples au beau milieu d'une pièce sans être passé par la porte. L'essence même du corps spirituel Glorieux reste mystérieuse pour la plupart, car il n'est pas de ce monde, c’est un corps de Lumière, les anges n’ont pas de « sexe », ils sont « entiers », masculin et féminin à la fois. L'âme, séparée de l'habit lourd de chair, apparait alors parée de son habit subtil de lumière immaculée.

Cet habit de l'âme est resplendissant au point que Marie-Madeleine ne le reconnut pas lorsque Jésus lui apparu. Il a fallu qu’il prononce son nom, "Myriam", pour qu'elle s'exclame "Rabbouni !".

Lors du processus de l'ascension physique, et cela à force de travail sur soi-même, chacun peut obtenir un corps beaucoup plus lumineux et un corps physique moins dense.

Beaucoup d'êtres ici bas se considèrent ainsi indignes du Royaume des Cieux, la virginité du corps ayant été mise en avant par de nombreux hommes d'église dans les siècles passés, au détriment de celle de l'âme.

Décider de rester vierge physiquement n'est évidemment pas un mauvais choix pour celles et ceux qui ont reçu cette force intérieure sans « tricher » avec eux-mêmes car dès lors que ce n’est que pour les apparences, cela ne revêt pas la sincérité du cœur que Dieu attend, cœur qu’il sonde en permanence. Ce n'est en outre pas le devoir prioritaire du chrétien qui, humblement, croit et espère en son propre salut : cela ne figure pas dans les dix commandements. C’est de plus priver, quant aux hommes, votre « moitié » d’accéder au Royaume des Cieux. Ce n'est pas ce choix qui sera le critère permettant d'avoir une place plus haute qu'une autre dans le Royaume des Cieux, ce n'est pas ce choix qui permettra d'être parmi les premiers. Si vraiment certains sont persuadés que oui, qu’ils réfléchissent quant à la raison pour laquelle Jésus a dit aux Pharisiens et aux maîtres de la Loi que les publicains et les prostituées les devanceraient dans le Royaume des cieux : à cause de l’hypocrisie de leurs paroles qui les trahissaient ; tout n’était que « façade » masquant les véritables sentiments de leurs cœurs endurcis.

Seuls celles et ceux qui auront l'esprit ouvert à l'Esprit, l'auront entendu puis reçu, grâce à une âme redevenue pure telle celle des petits enfants, et un coeur contenant une puissance d'amour semblable à celle que Jésus a eue pour nous : "aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés", pourront espérer être grands dans les Cieux. Voilà les critères Essence-Ciel, les critères de l'ascension individuelle qui mènent au Royaume. Cette trinité candide, esprit-âme-coeur, pourra alors vous faire entendre que vous avez su "Devenir parfait comme Votre Père est Parfait".
Uranie.

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jeudi, 11 octobre 2007

Processus de purification de l'âme, suite du précédent article


Installez-vous dans le silence, dans un lieu isolé, votre chambre « secrète ». Commencez par faire la paix en vous, prenez le temps de laisser venir à vous cette paix. Puis posez-vous intérieurement les questions suivantes :

Quel est le premier souvenir, le plus lointain, qui vous a fait souffrir et qui vous revient en mémoire dans une situation qui le ravive ? Il est indispensable de commencer par la petite enfance. Remontez le temps. Vous aviez alors trois ou quatre ans, peut être moins.

Attendez patiemment que ce souvenir remonte. Puis, revivez-le en mémoire, intensément, chaque parole, chaque geste, revivez les circonstances. Laissez faire, patiemment. Entendez, écoutez, examinez, laissez-vous atteindre dans votre cœur par la souffrance vécue, par l’émotion que vous aviez ressentie mais que vous aviez alors « bloquée », à l’époque. C’est cela qui est essentiel dans le processus : faire face à l’émotion, ne pas la refouler comme vous l’aviez fait à cause de la souffrance que vous avez voulu stopper parce que vous aviez mal, très mal. Pleurez, si vous en ressentez le besoin, et surtout si vous en ressentez le besoin, c’est cela faire face : c’est accepter que cela fut, puisque nul ne peut refaire le passé.

Lorsque cela sera accompli, demandez le pardon purificateur à votre Père qui est aux cieux pour votre attitude du moment revécu, quelle qu’elle soit, quoi que vous ayez fait, car l'ignorance de votre véritable nature l'a permise et elle seule. Il ne refuse jamais aucun pardon sincère exprimé dans le repentir. Entendez en vous son pardon, recevez-le. Faites silence, vivez votre demande de pardon, ressentez Son Pardon.

Lorsque vous le ressentirez, pardonnez ensuite paisiblement à celui ou celle qui vous a fait souffrir, acteur ou actrice du souvenir évoqué, son attitude, au nom de l'amour du prochain, car seule sa propre ignorance l’a permise, là aussi. Vous n’avez plus aucune raison de refuser de pardonner à ce stade, appliquez le Notre-Père : il vous pardonne, pardonnez. Remettez le jugement de la situation au Seigneur. Faites silence à nouveau et laissez couler les larmes bienfaisantes, de pur bonheur car soulagement, qu’apporte le pardon.

Enfin pardonnez vous, à vous-même, ce qui signifie que l’âme va pardonner à votre ego, votre chair, son péché. C’est votre ego qui demande pardon à l’âme, car l’âme elle n’a jamais péché, c’est votre ego qui l’a souillée, rendue impure. Puis laissez s'évacuer toutes les émotions qui vous submergent... vous vous sentirez infiniment plus léger.

Ce processus purificateur est comparable à des sangsues qui vous collaient à la peau de l’âme, à des blocs de pierre qui endurcissaient votre cœur, et vous allez les défaire une par une, les décoller, enlever les blocs de pierre, un par un. Plus joliment, vous allez ôter un à un les voiles qui recouvrent l’âme, parfois et même souvent, l’étouffent. Chaque voile retiré rendra l’âme un peu plus lumineuse et le cœur aimant, il s’ouvrira à l’amour du prochain.

Parallèlement, si vous êtes atteint de maux physiques, vous les verrez disparaître les uns après les autres, au fur et à mesure que vous obtiendrez le pardon de Dieu. Il guérit l’âme et ainsi le corps guérit. C’est de cette façon que Jésus guérissait les malades : en pardonnant les péchés « va, tes péchés te sont pardonnés », et les boiteux marchaient, les aveugles voyaient, les sourds entendaient. Il ajoutait : « et ne pêche plus, de crainte que ta condition ne devienne pire qu’avant ».

Lorsque le souvenir n'a pas été trop douloureux à revivre psychologiquement, passez au suivant. Allez-y doucement, sans hâte d’avoir terminé, cependant allez jusqu’au bout, car tout ce qui est caché doit être dévoilé. Certains souvenirs peuvent être de véritables bombes à retardement et faire explosion dans votre tête. Il ne s'agit pas de tomber malade en les évoquant, mais au contraire d'en guérir.
Vous pouvez donc cesser une expérience lorsqu'elle est trop dure à revivre, être évacuée d'un seul coup. Interrompez là, reposez-vous, priez, faites la paix en vous, puis reprenez le lendemain.

Cela prendra un certain temps, jusqu'à ce que vous remontiez, après l’enfance, à l'adolescence. Puis la suite, l'âge adulte...

Une fois apuré ce dont vous vous souviendrez, ce que vous aviez oublié volontairement (caché) remontera dans votre mémoire (sera dévoilé), c'est le second voile, le plus épais, le plus pénible, car ce sont les souvenirs les plus enfouis, ceux auxquels vous avez voulu échapper, les ignorer : les fondations de votre ego, les pierres les plus solides.

Puis, de nouveaux souvenirs encore referont surface, une sorte de troisième voile plus fin cette fois, des choses de plus en plus insignifiantes mais qui sont cependant péchés car remplies de jugements, d’à priori, tous émanant de l’ego. Tout ce qui provient de l’ego doit être « lavé », afin que vous deveniez un être qui ne juge plus, qui se met constamment « à la place » d’autrui et éprouve de la compassion pour toutes choses.

Chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose, à chaque jour suffit sa peine. Guérir l'âme n'est pas soumis au temps, votre médecin est Dieu lui-même, le temps, Il vous l'accordera. Aucune peur ni crainte ne doivent vous habiter pendant le temps que prendra la purification qui engendrera la guérison, quand bien même elle devrait prendre plusieurs semaines, mois. L’essentiel est d’avoir l’intention d’aller jusqu’au bout.

L’Esprit Saint de Dieu sera avec vous dans chacune de ces remontées de souvenirs et de pardons purificateurs, soyez-en assurés : il le fut avec moi, je témoigne d’une expérience personnelle vécue, il le sera de même avec vous. A cette époque (en 2006), j'avais appelé cela : « mes conversations avec Dieu ». Il m'aidait à me remémorer mes souffrances vécues, je Lui posais des questions, Il répondait pour m'aider, point par point.

Faites pareil, questionnez-le pour vous aider à comprendre ce qui s'est passé en vous, sinon vous ne saurez jamais pardonner véritablement, c’est à dire accorder le pardon du cœur, pas un pardon de « principe ». Ce pardon doit venir des profondeurs de l’être que vous êtes.

Vous saurez qu'il faut interrompre le processus momentanément parce que trop douloureux lorsque votre tête se mettra à bourdonner, vos tempes battront, votre tête sera "chaude", la douleur psychologique sera à la limite du supportable, n'insistez surtout pas. Vous reprendrez plus tard. On ne laisse pas une cocotte-minute sur un plein feu lorsque la soupape tourne follement, on baisse le gaz ou on l'éteint. Faites de même. C'est une question d'amour pour vous-même. Comment parvenir à aimer son prochain comme soi-même lorsque l'on ne s'aime pas soi-même pour commencer ? Le grand défi : s'aimer pour pouvoir aimer autrui d’une façon digne de ce verbe.
Uranie.


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lundi, 08 octobre 2007

Redevenir semblable à un petit enfant

Redevenir semblable à un petit enfant, c'est retrouver la pureté de votre âme d’enfant, pureté qui se transposera alors sur votre comportement au quotidien, envers vos proches, envers autrui.

L'adulte redevenu ainsi est aisément reconnaissable : naïf, candide, pur d'intentions, ainsi que le sont les petits enfants. Ne tombez pas l'apitoiement sur vous-même du fait de cet état d'être, souvent objet de moqueries de la part de l'entourage enclin à baptiser rapidement de niais : il est préférable de plaire à Dieu plutôt qu’aux hommes, de mettre en œuvre les commandements de l'Amour et de les rendre contagieux.

Il n’est plus question de se re-construire un ego du fait de vexations une fois qu’il sera mort à lui-même.

Si vous semblez niais quant aux choses de la terre (parce qu'en vérité, elles ne retiennent guère votre attention, ne sont pas votre leit-motiv), celles du ciel vous deviendront de plus en plus compréhensibles et c’est une joie profonde de le constater jour après jour.

Tout enfant vient au monde avec une mémoire chargée du karma de sa précédente existence, le karma, c’est la loi de cause à effet : chacun récolte ce qu’il a semé. La venue au monde commence dans le sein maternel, et non à la naissance proprement dite. Pour que l'âme reste en l’état à son incarnation dans un corps de chair, il suffirait que le fœtus d'abord, puis le jeune enfant, n’ait pas à se construire cette « carapace protectrice » contre les souffrances, contrariétés, et diverses émotions vécues, que représente l’ego.

Or il construit cette autoprotection afin de ne pas revivre une situation de souffrance identique à la toute première enregistrée dans le subconscient. L’ego, nait ainsi. Il permet au jeune enfant de se positionner en "auto-défense" face à ce qu'il considère agressions, de quelque nature que ce soit, physique comme psychique. Chaque pleurs, chaque cris (hormis les manifestations naturelles de faim, de soif, ou de mal à l’aise) sont les manifestations de ces souffrances et contrariétés, l’expression d’un mal-être dans ce monde. L'ego est en réalité la somme des démons qui viennent vous habiter, c'est de cette façon que satan est manifesté en chacun de vous. A l'âge adulte, ces démons sont identifiables sous la forme des péchés dénommés capitaux, au nombre de sept, plus deux autres, mortels par excellence, la peur engendre le mensonge à soi-même, l’ego engendre l’apitoiement sur soi.

Plus l’enfant grandit, plus ses parents, sa famille, lui imposent des interdits, ce qui n’est évidemment pas une mauvaise chose en soi. Ce qui l’est beaucoup plus, c’est la façon dont ces interdits lui sont présentés. Le plus souvent, la raison de l'interdit n'est pas expliquée à l'enfant alors qu’il est à tout âge censé la comprendre au fur et à mesure de sa croissance. S’ensuivent les punitions lorsque l’enfant désobéit.

La punition engendre alors bien souvent une peur. L’enfant a en permanence besoin de se sentir rassuré, ce monde inconnu dans lequel il a débarqué est bien peu rassurant, il lui faut cependant le découvrir, l’expérimenter, tout en étant pacifié quant à ce qu’il va découvrir, c’est le rôle des parents. Nous sommes loin du temps où seuls les oiseaux et les coqs tenaient lieu de réveil matin, la technologie agressive a remplacé la douce nature. Se manifestent alors les caprices et désobéissances dans lesquels l’éducation intervient : l'enfant a besoin de barrières délimitant ce qu'il est permis de faire de ce qui ne l'est pas.

En apeurant l’enfant de plus en plus au moyens de punitions, de menaces, ou en le laissant faire tout ce qu'il souhaite, l’ego s'amplifie, la carapace devient celle d'un petit monstre parfois, prêt à la riposte, voire l'attaque. Lorsque l’une ou l’autre des situations perdure dans l’enfance : punitions ou laisser-faire, les parents de l'enfant devenu adolescent rencontrent alors des problèmes de toutes sortes. Il n’y a que la juste limite entre les deux qui en fera un adolescent épanoui, cette juste limite consiste à vous souvenir de votre propre enfance et à faire à votre enfant ce que vous auriez aimé que vos propres parents vous fassent. L’amour vrai rend intelligent, les parents qui œuvrent pour le bonheur de leur enfant et non pour leur propre bonheur (les enfants ne sont pas des « jouets » que l’on s’offre pour se faire plaisir) trouveront la bonne mesure de l’éducation intelligente dès lors qu’ils sont sains d’esprit.

L’adolescent apprend à vivre avec ce qu’on lui a enseigné et c’est rarement ce qu’on lui a inculqué de force (ou l'inverse : rien ou très peu), qui peut lui permettre de se rendre autonome dans ce monde, cela ne faisant qu’augmenter le nombre de peurs emmagasinées en lui. Les plus traumatisantes auront été refoulées et seront passées dans l’inconscient, formant "masses, blocs", la somme des souffrances accumulées. Les autres, celles qu’il affrontera courageusement (gardez à l'esprit qu'il est bien jeune encore), le feront les trois quarts du temps s’enfermer dans le "mensonge à soi-même". Il se mettra à raisonner avec ce que vous lui avez appris ou fait apprendre, soit avec trop de respect (introverti) ou sans respect du tout (extraverti sans être réceptif aux besoins des autres), alors qu'une juste limite en aurait fait un adolescent agréable, sans problèmes.

L’esprit pur du petit, intuitif et simple (sans tenir compte ici de la mémoire de son karma, plus ou moins lourde qu’il est venu apurer sur terre), laissera la place à l'adolescence aux méandres compliquées du mental sous l'emprise de la peur de ce monde.

Vous voici face aux deux plus grands péchés ici-bas : le mensonge à soi-même (l’ego ment à l’âme, la trompe, le péché adultère par excellence) et l’apitoiement sur soi (l’ego ne voit plus que lui, il est rendu aveugle et sourd aux besoins de l’âme).

Cette masse de peurs, de souffrances vécues, accumulées dans l’inconscient, à laquelle s’ajoute le mensonge à soi-même et l’apitoiement sur soi, inconscients bien évidemment du fait de l’aveuglement et de la surdité de l’ego (rares sont les personnes conscientes de se mentir à elle-même, il faut beaucoup d'humilité pour recouvrer la vue et l’ouïe), représente la somme des péchés et blessures souillant l’âme, en attente de pardon. Ce n’est qu’une fois ce pardon réalisé dans son intégralité que vous aurez su redevenir semblable à un petit enfant.

Jésus a déclaré : « La peur est le char dans lequel l'homme va vers la mort ». Le processus simple de purification-guérison de l’âme, associé à la règle des trois pardons, ainsi que nous l’avons vu dans un précédent chapitre, est la voie de la re-naissance à ce que vous étiez petit enfant.

Bien sûr, la confession est une chose. Combien peuvent cependant affirmer qu’ils n’ont jamais omis de signaler un quelconque péché en confession ? Le péché par omission ne peut être absout que si son auteur en a conscience. La règle des trois pardons a t’elle eu lieu à chaque fois ? Pour cela, il serait nécessaire que la confession ait lieu une fois par semaine, et ce, dès le plus jeune âge, et en tout état de cause, avant sept ans. L’âme des enfants se trouve souillée dès 3-4 ans. 5 ans serait l’âge idéal, l’âme resterait ainsi relativement pure, lumineuse. Le processus de purification de l'âme ne nécessite pas la confession auprès d'un prêtre : Dieu vous entend et connait le moindre de vos péchés, qu'il soit issu de vos pensées, paroles, actes.

D’autant plus que pour pouvoir pardonner les péchés en Son Nom, le prêtre doit avoir reçu l’Esprit Saint, avoir été véritablement appelé par Dieu pour le servir, sinon l’absolution ne vous sera pas donnée.

Faites en l'expérience, purifiez votre âme : vous vous sentirez plus léger immédiatement.

Uranie.


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jeudi, 27 septembre 2007

Savoir lever le voile

"Un être inhibé est un être privé de sa liberté de penser. Choisir de lever une à une ses inhibitions jusqu'à ce que le voile de tout ce qui est caché soit totalement dévoilé, relève sur le plan psychologique individuel humain d'un profond désir de s'élever au-dessus des modes de pensées de ce monde, qu'ils soient personnels (familiaux), de groupes, voire de masse, pour s'en différencier. Cela exige un retrait momentané, une sorte de retraite spirituelle dans le désert de son for intérieur, qui se définit plus exactement, comparable à un jeûne des choses de ce monde.

Trouver, puis décortiquer, analyser et définir l'origine de vos propres inhibitions, qui se traduisent dans votre vie courante par toutes sortes de peurs allant parfois jusqu'aux phobies, ne se fera pas sans peine ni difficultés. L'inhibition est un phénomène d'arrêt, de blocage ou de ralentissement d'un processus. L'inhibition supprime ou ralentit toute possibilité de réaction, elle peut aller jusqu'à l'inactivité totale.

Pourquoi vouloir s'élever au dessus de ce monde, quel est le besoin pressant qui meut celui ou celle qui le ressent ?
Un seul besoin, l'amour. Tellement absent dans la plupart des choses au quotidien sur cette terre, où il se trouve remplacé par l'indifférence, l'intérêt, parfois son inverse, la haine. L'Amour véritable et inconditionnel n'est pas de ce monde et pourtant tout ce monde le recherche et y aspire ressentant de façon innée que c'est la seule et unique raison de vivre ici-bas. A moins que d'aimer passionnèment l'argent trompeur, mais il faut choisir : on ne peut avoir deux maîtres, c'est Dieu ou l'argent.

Quel est ce processus bloqué ou ralenti dans l'inhibition ?
La renaissance de votre véritable "moi", celui que beaucoup nomment l'enfant intérieur, qui est en vérité l'expression de votre âme et de votre coeur. Ne pas lui donner la possibilité de naître à nouveau, de s'exprimer, c'est ne pas vous donner la possibilité de vivre véritablement, c'est ne pas avoir re-trouvé votre âme et votre coeur d'enfant, c'est ne pas pouvoir redevenir semblable à un petit enfant. C'est une renaissance qui ne se fait pas sans souffrances, mais au contraire dans les douleurs de l'enfantement. Il faut commencer par éprouver pour la vie un amour véritable, un engouement passionné. C'est cet amour là qui mène ensuite au désir de se libérer intérieurement des chaînes de l'inhibition qui retiennent prisonnière votre âme, que vous n'auriez jamais dû laisser étouffer par des penseurs eux-mêmes plus ou moins étouffés, et ignorant de l'être de surcroit.

Pourquoi est-ce si douloureux ?
C'est l'affrontement, le duel, la bataille, que se livrent le faux moi (l'ego) et le véritable moi (étouffé par l'ego) qui rend douloureuse la naissance. Le faux moi est comparable à un dragon qui poursuit jusque dans le désert (la retraite spirituelle) l'humain qui a osé relever le défi d'enfanter de sa propre divinité, votre trinité esprit-âme-coeur est Divine. Le faux moi, l'ego, fait de chacun de vous un être peureux -qui pense avec son mental rationnel et non son esprit irrationnel- que l'orgueil rend des plus combatif, c'est sa seule arme en vérité, cependant une arme à double tranchant : si elle peut le sortir de certaines difficultés, elle ne lui évitera pas les vexations qui renforceront sa carapace de dragon mais sont aussi un indice précieux pour déceler les faiblesses par lesquelles l'ego vous domine. Faire face à ses propres peurs pour apprendre à en désamorcer le processus ne peut se faire sans l'aide Divine qui envoie la force et la confiance nécessaires. Lorsque l'enfant intérieur est véritablement né, il n'y a plus aucune raison d'avoir peur et vous le ressentez alors intuitivement, il est Celui à qui Dieu a permis la vie et Il le prend alors sous sa protection ad vitam aeternam. Le dragon redoute l'eau (c'est un peureux !), le véritable moi est comparable à une source d'eau cristalline, une fois le processus de purification de l'âme accompli, il ne peut traverser cette source. Tant que les inhibitions perdurent, aucun lâcher prise véritable sur les choses de ce monde ne peut se faire.

Lorsque le véritable moi est né, a grandi, et pris les commandes de votre existence, vous pouvez dire "je suis dans ce monde mais je ne suis plus de ce monde". Vous êtes couronné dans les cieux, la tête dans les étoiles et la lune (l'inconscience, la mangeuse d'âmes), sous les pieds. Vous savez qui vous êtes et bien conscients d'être, vous vivez, et cette vie là sera éternelle."

Uranie.



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mardi, 07 août 2007

La nature de nos croyances


Comment faire la différence entre la conscience spirituelle (la petite voix de l’esprit reliée à Dieu) et la conscience morale (la petite voix du mental reliée à l’homme, à son ego) ?

La réponse réside dans la nature même de nos croyances, selon leurs origines. Toute croyance non conscientisée par soi-même (nous avons tous la faculté de penser différemment d’autrui), devrait être remise en cause par tout être qui s’affirme libre ou tend à y devenir. Par déduction, la conscience morale est issue du mental, contrôlé par le cortex cérébral, siège du rationnel, de la pensée humaine et du langage. Cette dernière se forme selon l’éducation reçue et les milieux côtoyés, elle en réfère à la morale issue des lois et des concepts imposés, qui à force d’avoir été imposés sont devenus vérités donc croyance car on y a adhéré. Mais ce qui apparaît comme vérité pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre... Une vérité imposée qui s’avère vraie dans ce monde, ça se sait car elle fait l’unanimité. C’est à partir de là que la différence entre spirituel et moral est décelable.

Le cerveau émotionnel, siège de l'irrationnel, est hors du contrôle du cortex cérébral et c’est à partir de celui-ci que prennent naissance les pensées divines issues de la conscience spirituelle, de Dieu. Vous ne pouvez pas vous tromper : lorsque votre conscience vous parle, posez-vous la question. Demandez-vous si vous culpabilisez parce que la morale vous a appris que... ou si vous culpabilisez parce que la nature de votre culpabilité vous indique de façon innée ce qui est bien ou mal sans que quiconque ne vous l’ai jamais imposé dans ce monde.

Les seuls véritables commandements à enseigner et à respecter ici-bas sont ceux de Dieu. Le Chrétien uni à Dieu, qui l’a rencontré consciemment, n’éprouve aucune difficulté à les respecter, il les respecte d'emblée, de façon innée, c’est en lui, c’est déjà là, il sait. Sa volonté est alignée harmonieusement avec la Volonté du Père, elles ne font qu’une. Quand bien même le mental l’influence vers une attitude qui lui semble meilleure au premier abord parce que plus facile, il se remet avec amour à la Volonté du Père, car une autre pensée, prenant emprise sur la première, vient lui indiquer la bonne conduite à tenir même si elle est moins facile ou pas facile du tout. La prière est sa meilleure alliée pour faire taire son mental.

L’examen de conscience spirituelle, car il n’est besoin que de cette conscience là, reste la meilleure alternative pour y voir clair en soi. Et si celui-ci vous satisfait, vous laisse en paix avec vous-même, vous comprendrez pourquoi Jésus a dit : je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.
Uranieh.

lundi, 06 août 2007

La puissance de la confiance

Le manque de confiance en soi se répercute en manque de confiance en Dieu, plus la confiance en soi augmente, plus la confiance en Dieu augmente. Le phénomène est inversible, c'est-à-dire que l’on peut commencer par augmenter sa confiance en Dieu (en lâchant prise sur les évènements et en les lui remettant), elle se répercutera sur la confiance en soi, et dans bien des cas de figure, c’est de cette façon qu’un être humain se met à croire, découvre la Foi. Tout simplement parce que le manque de confiance en lui le dirige vers tant de déboires et désillusions, qu’il finit par se tourner vers quelque chose d’extérieur (c'est ce qu'il croit alors), donc Dieu, pour qu’il lui apporte la force espérée. Combien ont dit, au bord du désespoir, Dieu si tu existes, je t’en prie, viens à mon secours. Et Dieu répond. Et pour cause... Dieu est présent en chacun de nous, dans nos consciences, et certes pas à l'extérieur.

Mais que penser alors d’une personne qui a une confiance absolue en elle, par conséquent à laquelle tout sourit, et qui déclare ne pas croire en Dieu (elle n'en a jamais eu besoin !). Elle ne connaît tout simplement pas sa propre nature, elle ne se connaît pas elle-même. Mais quand bien même elle est ignorante de cela, Dieu (qu’on le reconnaisse ou non, qu’on l’appelle Dieu ou différemment), est en chacun de nous, pas dans le sens "j’ai un être divin en moi", mais dans le sens de "je suis un être divin". C’est pour cette raison que cela fonctionne pour cette personne, que malgré sa non-Foi en Dieu et son ignorance quant à sa propre nature, ça marche, parce qu'elle a foi en elle.

Toute création a un créateur. Depuis l’origine du monde, Dieu est le Créateur du tout y compris de l’homme. Nous sommes donc des êtres divins en tant que sa création. Comment une création pourrait-elle être d’une nature en essence différente de celle de son créateur ? Un être humain donne la vie à des enfants humains, un chat à des chats. De même que l’artiste peintre créée des peintures et que le musicien compose des musiques. Nous sommes de même nature en essence que notre Créateur. Nous sommes des enfants de Dieu, qu’on le sache ou non, qu’on le reconnaisse ou non. Il est préférable d’avoir rencontré Dieu pour reconnaître sa propre nature, plutôt que de l’ignorer indéfiniment car lui n’ignore aucun de nous, chacun de nos cheveux sont comptés.

J'insiste sur le terme "en essence" car l'être humain tout en étant de nature divine peut choisir de se tourner vers le mal et l'existence continuer à lui sourire, l'essence s'est dénaturée pourrait-on dire dans ce cas et c'est alors Satan qui l'utilise à ses fins et son oeuvre destructrice. Tout semble bien qui finira un jour mal, il y a un juste retour à toutes choses en bien comme en mal.

L’athée qui renie l'existence de Dieu dit souvent que l’être humain a inventé Dieu pour donner un sens à sa vie, à la vie, il ignore sa propre nature. Le croyant (celui qui a conscientisé sa croyance et non pas adopté la croyance d'autrui pour des raisons que lui seul sait) affirme que l’être humain a rencontré Dieu parce qu’il connaît le sens de sa vie, de la vie, par conséquent il connait sa propre nature.

La puissance de la confiance que le croyant porte à Dieu se répercute sur lui-même, plus cette confiance est grande, plus tout lui sourit (Demande et tu seras exaucé). La puissance de la confiance que le non croyant (tourné vers le bien) porte à lui-même est identique, plus elle est grande et plus tout lui sourit. C'est le chaînon qui démontre notre propre nature que ces deux niveaux, Divin et humain à la fois, qui donnent le même résultat. La chance, le hasard n'existent pas, mais Dieu, vous et moi existons bien. "Connais toi toi-même et tu connaitras l'univers et les Dieux" a dit Socrate, et l'on pourrait ajouter : et tu connaitras le Dieu qui est en toi.
Uranie.

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mardi, 31 juillet 2007

Les choses de l'esprit et les choses de la chair

Tendre à devenir sain de corps (la chair) et d’esprit est une recherche vers la perfection. « Soyez parfaits comme votre Père est parfait », disait Jésus à ses disciples.
L’être humain, depuis le « péché originel », cède aux besoins de la chair, lui est soumise, il se laisse dominer (ce qu’on pourrait nommer la part de l’inconscient ou de négativité en lui), excessivement parfois dans certains domaines, au détriment de ce que lui insuffle l’esprit (ce qu’on pourrait nommer la part de conscient ou de positivité en lui).
L’être humain est originellement esprit d'abord et non chair. Jésus est venu rappeler il y a un peu plus de 2000 ans comment se comporter en fils et filles de Dieu, l’essentiel de son message aurait pu tenir en ces quelques mots : redevenez conscients que vous n’êtes pas de simples corps de chair mais des esprits immortels à l’image de Dieu le Père, qui est Un avec l’Esprit et le Fils : au commencement était le Verbe, et le Verbe était vers Dieu et le Verbe était Dieu. Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, le Fils, Jésus-Christ (St Jean 1 et suite). Ce n'est pas le corps qui possède un esprit, mais l'esprit qui possède un corps. Dans le Notre Père, prier "que ton nom soit sanctifié" nous appelle à recevoir la grâce de comprendre que nous fumes vraiment créés à son image, éternels. Dieu créa l'être humain esprit, puis lui donna un corps de chair, il les fit homme et femme, les bénit, leur demanda d'avoir beaucoup d'enfants, il les fit maitres de la création. Jusqu'au jour où... l'homme inversa les rôles, fit dominer la chair sur l'esprit.
Tout ce qui est visible, telle la chair, passera, tout ce qui est invisible, tel l’esprit, demeurera.
Un esprit sain sait consciemment que tout excès est nuisible à son corps dans quelque domaine que ce soit, nourriture comme boissons (autres que l’eau), médicamentation, drogues, sexe. La chair étant faible, l'être humain se trouve toutes sortes de bonnes excuses pour tendre vers l'excès, invoquant notamment une recherche du plaisir, de détente, pire : il pense parfois que c'est nécessaire pour le bien-être de l'esprit. L’homme semble même douter qu’un esprit sain engendre un corps sain, naturellement. Dans cette recherche effrénée vers l'excès, se demande t’il de quelle sorte de plaisir il s’agit vraiment et s’il mène au vrai bonheur ? C’est un bonheur illusoire, celui d’un instant, la compensation à un manque, un besoin, qui celui-là est vital. Le seul vrai besoin dans ce monde est l’amour et tout humain le ressent et le recherche, plus ou moins consciemment. Certains en ont tant besoin qu’ils désespèrent de le trouver ici-bas tant il semble avoir déserté ce monde et se laissent alors tomber dans les excès, désemparés.
« Tout excès est péché sauf l’excès d’amour » a-t-il été dit, les seuls qui puissent vous le procurer, le bonheur, sont votre Père Céleste et vous-même, et dès ce monde, ici-bas. Selon votre état d'esprit, vous pouvez rencontrer une créature de chair, votre douce moitié, qui vous aimera à la mesure selon laquelle vous serez prêt à l’aimer. Nos rencontres en la matière viennent de notre état d’esprit, veillons à ce qu’il ne soit pas dominé par la chair au point de se penser prioritairement chair car elle mourra. Les seuls qui puissent vous dire le contraire sont Satan, le Prince de ce monde, roi de la chair en excès, et vous même. Son seul but est de s'approprier votre vie, votre esprit, pour vous vouer à la souffrance éternelle, alors que Dieu est allé jusqu'à sacrifier le Fils pour votre salut et le bonheur éternel. Tout enfant naît amour, c’est le monde qui peut le rendre haine, et lui seul. Tous nous recevons dans notre coeur l’amour en héritage, le plus beau des héritages, la seule vraie richesse.
Chacun possède le libre arbitre : choisir les choses de l'esprit ou les choses de la chair. Une priorité s'impose : l'évangélisation sans faire de prosélytisme, car personne ne peut forcer personne à croire, il suffit juste d'entendre et de comprendre le message Christique. Lorsque nous nous présenterons devant Dieu au jugement dernier, après un bref regard sur nous, il regardera derrière combien d'âmes nous lui amenons (combien nous aurons donné de fruits, pour 10, 30 ou 100 âmes). Aimer son prochain, c'est avant tout l'accepter tel qu'il est, sans rien lui imposer, sinon lui dire que l'amour existe et que son bonheur en dépend. Puis tout doucement, lui présenter son Père d'une manière acceptable, c'est à dire d'une manière simple et humble, tel un véritable Père tout amour qui lui tend la main depuis sa venue au monde. Nul être humain n'est perdu, quoiqu'il ait fait, il n'est jamais trop tard pour Dieu. Uranie.

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lundi, 05 mars 2007

La religion

"Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés". St Luc, 6-37, Evangile du jour.

Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui, le Christianisme soit divisé en tant de religions ? la réponse est claire : les hommes se sont jugés, se sont condamnés, ne se sont pas pardonnés.

Chaque religion affirme que "sa" doctrine est la bonne, la seule. A nouveau un jugement, une condamnation envers les autres, un pardon qui ne vient pas.

Mais au fond, qu’est-ce que la religion ? Lorsque l’on apprend comment penser et non pas quoi penser, alors nous devenons vraiment libre, libéré des dogmes, des croyances imposées, donc capable de découvrir ce qu’est la religion. La religion est-elle dans la croyance ? Non, les Chrétiens ont une manière de croire, les hindous une autre, les musulmans une autre aussi, les bouddhistes une autre encore ; les croyances divisent donc les hommes.

Quand l’esprit est lavé de tout rituel, de toutes croyances, ainsi que de toute peur, alors ce qu’il voit est l’intemporel, l’éternel, que l’on peut appeler Dieu. Mais il s'agit là d'une vision élargie, en profondeur, qui exige de la compréhension, de la patience, qui naissent d'un réel amour de soi, de sa nature profonde, tout autant que de l'amour porté envers autrui car il s'agit ensuite d'en témoigner.

Uranie.


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