jeudi, 10 mai 2007
Sommes-nous faits pour la joie ?
Il est souvent question de joie dans les évangiles. De quelle joie s'agit-il? Ne serait-elle qu'un trait de caractère?
« Je vous ai dit ces paroles pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite » (Evangile de Jean)
La bonne nouvelle chrétienne est souvent décrite comme une aventure de la joie. Beaucoup de grands saints, comme Dominique ou mère Teresa étaient joyeux, malgré les difficultés qu’ils ont traversées. Cette joie trouve sa source dans la grande annonce chrétienne : Jésus est ressuscité après sa mort sur la croix, il est vivant ! Cette joie peut donc nous habiter, même dans les difficultés. Mieux : elle nous est donnée et nous pouvons en vivre.
La joie au jour le jour: comment y arriver?
1- En chaque homme, il y a une attirance vers le divin, il y a le désir d’une rencontre intérieure, personnelle, d’une plénitude de vie. Ce désir là, on peut le percevoir en soi très tôt, dès l’enfance. Mais il peut aussi se manifester tardivement, au cours d’une expérience spirituelle forte, une « conversion « . Dieu répond toujours à ce désir, il se fait connaître à celui qui le lui demande et sa présence le remplit de joie . C’est toujours Dieu qui initie à la joie.
2-Une fois que Dieu s’est fait connaître, se mettre à son écoute et se laisser aller…à la joie de l’accueillir ! Cette disposition du cœur s’acquiert au fur et à mesure de la vie, elle est le fruit d’un cheminement personnel qui est à la fois de l’ordre de l’ascèse et du don de Dieu. Cela se fait dans la prière personnelle, par la lecture de la Parole de Dieu (révélée dans la Bible), par les sacrement de l’Eglise. En particulier le baptême et l’eucharistie.
3-Accueillir dans sa vie le beau et le bon, y consentir, les accepter comme un cadeau , s’ouvrir de tout son être à la capacité de reconnaître Dieu comme étant à l’origine de ce bien. La joie, souvent, se vit comme un débordement d’amour. Elle va de pair avec un grand sentiment de paix et de plénitude. Pour le chrétien elle est alors le fruit de l’action de l’Esprit-Saint et se vit dans « l’action de grâce »
4- Ne pas consentir au travail du malheur sur soi, ne pas céder au rétrécissement de sa vie, au découragement, au défaitisme, mais toujours remercier, rendre grâce pour la vie donnée. Même si les difficultés sont nombreuses ! La vie spirituelle peut être parsemée de vrais moments de doute, de « déserts », de sécheresse du cœur. La prière est impossible, Dieu absent, pire, improbable ! Beaucoup de grands saints, comme la petite Thérèse de Lisieux, ont connu de tels moments. Ils les ont surmonté par la foi et la confiance en Dieu, envers et contre tout.
5-Souvent le malheur empêche d’accueillir la joie. Trop de malheurs enferment, envahissent la vie et le cœur . L’épreuve est trop grande, pousse au refus, à l’enfermement sur soi. Comment se réjouir alors que les deuils se succèdent, que le chômage guette, que la dépression s’immisce. C’ est impossible.. L’épreuve est un obstacle à la vie. Dans ces cas là, accueillir la souffrance sans se laisser dévorer par elle est une forme de résistance qui conduit à percevoir, au milieu des pires épreuves, une profonde joie. Cela peut sembler impossible et pourtant, beaucoup en témoignent.
6-Etre joyeux c’est vouloir rendre ce que l’on a reçu, c’est vouloir partager ce cadeau, c’est le répandre autour de soi. La joie engage à aimer, elle pousse à reconnaître et approfondir ses qualités profondes. Elle est aussi contagieuse. Qui n’a jamais été séduit par une personnalité joyeuse ? Jésus et ses apôtres, nous disent les évangiles, étaient joyeux, aimaient les fêtes et leurs amis. La joie transforme notre regard sur les gens et les événements. Elle est, profondément, le signe du chrétien.
Devenir joyeux? Tout un programme! Pour vous y aider, suivez l'exemple de quelques grands saints qui vécurent joyeux malgrès les difficultés, Madeleine Delbrêl, François d'Assise.
Sophie de Villeneuve.
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mercredi, 04 avril 2007
L'attirance
C'est une sensation ce n'est pas un sentiment
il ne faut pas confondre
l'attirance et l'amour
l'attirance c'est un jeu
l'amour c'est sérieux
il y a une différence
il faut savoir la trouver
l'attirance ce n'est qu'un regard
qui suit la personne sur son chemin
l'amour c'est le coeur qui accélère
c'est perdre ses mots et être timide
l'attirance c'est souhaiter avoir cette personne dans son lit
l'amour c'est la vouloir près de soi peu importe le prix
texte de Kim Desjardin.
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De l'amour romantique à l'amour conscient
"Nous sommes tous des blessés de l'amour. Aveugles et fascinés, nous avançons dans le royaume de l'amour sans en connaître les règles et les pièges, portés par une foi romantique qui nous laisse démunis et pantelants quand le voile d'illusion se déchire.
Apprendre à aimer, oser aimer, est sans doute la tâche la plus importante de toute une vie, et ce qui fonde notre existence. Notre base affective repose sur quatre piliers : tu m'aimes, je t'aime, je m'aime et j'aime la vie.
Pour sortir de la malédiction "il n'y a pas d'amour heureux", ces quatre pôles doivent être équilibrés et développés.
Comment passer d'un amour romantique à un amour conscient ?
Quel est ce lien entre le sexe, le coeur et la tête, tellement essentiel et tellement perdu ? Quelle est la clef de passage qui permet à la brûlure de l'amour de se transformer en lumière ?"
Paule Salomon se propose de faire découvrir à chacun sa vérité profonde et ouvre aux couples une voie nouvelle, leur permettant de sortir du cercle vicieux dominant-dominé. La vie à deux est trop souvent le terrain d'affrontements épuisants où l'amour se retrouve sacrifié. Comment briser ces liens de dépendance, transformer l'union en cheminement initiatique ' passer du stade "fusionner" à celui du "couple éveillé", éviter à la femme de trop se "masculiniser", à l'homme de trop se "féminiser", etc.? Autant de thèmes qui devraient passionner plus d'un couple en quête de bonheur.
D'une forme d'amour à une autre forme d'amour, comment vais-je pouvoir aimer si je suis le créateur de ma vie ?
La victime attend que l'amour de l'autre la remplisse. Le créateur apprend à se remplir lui-même ou à attirer l'amour de l'autre vers lui. La victime est pétrie de mésestime de soi, de culpabilité, de passivité, de dépendance, elle a transformé ce creux en piège pour pouvoir capter malgré tout une énergie qui ne vient pas à elle de droit comme elle l'avait cru. De l'expérience du nourrisson, la victime a gardé le droit au biberon. En s'apercevant que cette toute puissance ne marche pas, elle l'assortit du droit de blâmer, d'accuser et de se plaindre, elle se révolte mais elle est encore prisonnière du creux. Elle a même de plus en plus peur. Ce n'est qu'en acceptant de sortir la tête à l'air frais qu'elle découvre le plaisir de s'étirer et de jouer avec les autres sans les faire tomber dans son piège. Désormais elle expérimente une autre facette de l'existence. " Tu m'aimes " devient une aventure créative.
Mystérieusement cette liberté qui joue avec la mienne m'apprivoise et s'apprivoise. L'intimité que nous partageons est comme un fruit rond, d'abord vert, qui mûrit, qui délivre ses senteurs, se déguste et se renouvelle. Se sentir aimer, se savoir aimé, est une conviction intime qui apporte de la joie et de la force dans l'existence. Ceux qui nous aiment nous couronnent et font de nous les rois de l'existence. Nous pouvons apprécier cet amour, nous réjouir, lui donner du temps, de la présence, le cultiver, le rechercher, l'attirer, mais nous ne pouvons pas l'exiger. Il est dans son essence une reconnaissance d'être à être, une nudité, une acceptation inconditionnelle. On n'est pas aimé " parce que " ou " bien que ", on est aimé. Cette gratification est immense. Quand on dit de quelqu'un : il est très aimé, on signifie par là qu'il est reconnu comme un être bienfaisant pour les autres.
"La brûlante lumière de l'amour" de Paule Salomon décrit l'émergence de nouvelles relations entre hommes et femmes mais aussi dans la réalisation intérieure de chacun.
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vendredi, 23 mars 2007
Le pouvoir de l'instant présent et la souffrance
"Personne n'est tout à fait libéré de la souffrance et du chagrin. Ne s'agit-il pas de vivre avec cela plutôt que d'essayer de l'éviter? La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l'inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie. La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est. Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c'est une forme de négativité. L'intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré d'identification au mental. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s'en échapper. Autrement dit, plus on est identifié à son mental, plus on souffre. On peut également l'énoncer ainsi: plus on est à même de respecter et d'accepter le moment présent, plus on est libéré de la douleur, de la souffrance et du mental. Pourquoi le mental a-t-il tendance à nier l'instant présent ou à y résister? Parce qu'il ne peut fonctionner et garder le contrôle sans le temps, c'est-à-dire sans le passé et le futur. Il perçoit donc l'intemporel instant présent comme une menace. En fait, le temps et le mental sont indissociables. Imaginez la Terre dépourvue de toute vie humaine et n'abritant que plantes et animaux. Y aurait-il encore un passé et un futur? Parler du temps aurait-il encore un sens? La question "Quelle heure est-il?" ou "Quelle date sommes-nous?" - s'il y avait quelqu'un pour la poser - serait vraiment insignifiante. Le chêne ou l'aigle resteraient perplexes devant une telle question. "Quelle heure?" demanderaient-ils. "Euh, bien entendu, il est... maintenant. Nous sommes maintenant. Existe-t-il autre chose?". Bien sûr, pour fonctionner en ce monde, nous avons besoin du mental ainsi que du temps. Mais vient un moment où ils prennent le contrôle de notre vie, et c'est alors que s'installent le dysfonctionnement, la souffrance et le chagrin. Pour assurer sa position dominante, le mental cherche continuellement à dissimuler l'instant présent derrière le passé et le futur. Par conséquent, lorsque la vitalité et le potentiel créatif infini de l'Être, indissociable du moment présent, sont jugulés par le temps, votre nature véritable est éclipsée par le mental. Une charge de temps de plus en plus lourde s'accumule sans cesse dans l'esprit humain. Tous les individus pâtissent sous ce fardeau, mais ils continuent aussi de l'étoffer chaque fois qu'ils ignorent ou nient ce précieux instant, ou le réduisent à un moyen d'arriver à quelque instant futur qui n'existe que dans le mental, jamais dans la réalité. L'accumulation de temps dans le mental humain, collectif et individuel comporte également, en quantité immense, des résidus de souffrance passée. Si vous ne voulez plus créer de souffrance pour vous-même et pour d'autres, si vous ne voulez plus rien ajouter aux résidus de cette souffrance passée qui vit encore en vous, ne créez plus de temps, ou du moins, n'en créez pas plus qu'il ne vous en faut pour faire face à la vie de tous les jours. Comment cesser de créer du temps? Prenez profondément conscience que le moment présent est toujours uniquement ce que vous avez. Faites de l'instant présent le point de mire principal de votre vie. Tandis qu'auparavant vous habitiez le temps et accordiez de petites visites à l'instant présent, faites du "maintenant" votre lieu de résidence principal et accordez de brèves visites au passé et au futur lorsque vous devez affronter les aspects pratiques de votre vie. Dites toujours "oui" au moment présent. Qu'y aurait-il de plus futile, de plus insensé, que de résister intérieurement à ce qui est déjà? Qu'y a-t-il de plus fou que de s'opposer à la vie même, qui est maintenant, toujours maintenant? Abandonnez-vous à ce qui est. Dites "oui" à la vie et vous la verrez soudainement se mettre à fonctionner pour vous plutôt que contre vous.".
Le Pouvoir du Moment présent, Ariane. Eckhart Tolle.
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mardi, 20 mars 2007
La recherche du bonheur
Il n’y a pas de recettes du bonheur, le bonheur ne se fabrique pas avec des ingrédients, comme on peut faire un gâteau en cuisine. Il n’y a pas de pilules du bonheur, les pilules ne nous donneront jamais que de la gaieté frelatée. Il y a par contre des conseils qu’il est bon de suivre pour atténuer la douleur et guérir la souffrance. L’art de vivre ménage les conditions les meilleures pour une vie heureuse, mais le bonheur n’appartient à aucun conditionnement d'ordre relatif. Il est plutôt dans la jouissance de soi de l’existence, jouissance paisible, état d’être complet qui n’équivaut pas au plaisir, ni à la joie dans le sens où on la prend d’ordinaire.
Dire que le bonheur dépend des caprices de la fortune, c’est aussi se tromper sur sa nature et confondre la prospérité matérielle, avec le bonheur. Derrière le malheur, il y a la conscience du malheur, derrière le bonheur réside la conscience du bonheur. Les événements ne prennent tout leur sens que dans l’attitude qui les reçoit. La difficulté de trouver une formule du bonheur a fait que l’on a conclu qu’il s’agissait là d’un « idéal de l’imagination », ce que Kant prétend, mais un idéal n’est pas un état d’être. Le bonheur n’est pas un idéal, n’est pas une représentation du bonheur mais la joie d’exister pleine et entière, la joie d’être ici et maintenant sans distance ni dérobade.
Site philosophie et spiritualité, article : la recherche du bonheur.
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lundi, 19 mars 2007
Croyez à l'Evangile !
« Je m'étais donc fait à l'idée d'avoir peut-être à me convertir, mais j'avais beau scruter ma vie, je ne voyais vraiment pas en quoi j'aurais à me convertir. Certes, je voyais bien les chutes que j'avais à éviter, et tout le chemin qu'il me restait à faire pour atteindre la perfection, mais je ne voyais pas de fosse devant moi qui menaça ma vie spirituelle au point qu'il fallut que je m'en détourne radicalement. Alors ? Alors était-il possible que je fasse partie de ceux qui ont des yeux, mais ne voient pas, qui ont des oreilles, mais n'entendent pas ? (Mt 13, 13-15; Mc 8, 18)
Je me souvint alors de la deuxième parole qui m'avait saisi : "Croyez à l'Évangile ! " Je me décidais aussitôt à relire et à méditer les quatre Évangiles, de manière suivie, avec le parti pris systématique d'y recevoir pour moi, comme une adresse personnelle, tous les appels à la conversion qu'y prononce le Seigneur. À chaque parole du Seigneur, je m'arrêtais, et pour orienter ma méditation, je me disais : "Cette Parole ne s'adresse pas qu'aux autres hier et là-bas, mais à toi aussi, personnellement, ici et maintenant." Quarante jours de Carême : cela m'a donné dix jours pour chaque Évangile, à raison d'une grosse demi-heure réservée par jour. Au vrai, je ne me doutais pas jusqu'où le Seigneur allait me conduire ! Moi qui reposais ma tête sur des oreillers spirituels bien douillets, voilà que Jésus allait me refuser la possibilité de reposer ma tête, ne serait-ce que sur une pierre ! Moi qui n'aime pas que l'on me donne des leçons, j'allais être servi !
Ma première leçon fut la découverte que les seules personnes auxquelles Jésus n'adresse pas d'appels pressants à la conversion, mais souvent des louanges, sont des païens (par exemple Mt 8, 10-13; Mt 15, 28) ou des gens considérés comme de mauvaise vie par les "meilleurs" du Peuple de Dieu (par exemple Lc 7, 50; Lc 19, 9). Fidèle à mon parti pris, je méditais donc comme une adresse personnelle cette parole du Seigneur, et ses semblables : "En vérité, je te le dis, les publicains et les prostituées te devancent dons le Royaume de Dieu." ( Mt 21,31)
Ô Seigneur, qu'est-ce qui peut bien m'entraver, au point que les impies me devancent dans ton Royaume ? »
James Haggerty
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jeudi, 15 mars 2007
L'éveil : le sens vrai de la personne
Pour accéder au sens vrai de la Personne qui est l’âme, il faut accepter de perdre la petite personne, traverser l’absence de l’ego de l’Impersonnel, afin que le je passe depuis le statut d’un ego qui râle, condamne, réclame, exige, vitupère, domine et tyrannise, à celui de la Présence du Soi qui connaisse la joie d’être, qui accueille, sache donner, s’abandonner et aimer. C’est seulement dans la Présence que je retrouve sa signification pleine et entière et que la Personne n’est plus une mystification de l’ego et une forme d’identification. Il y a un mot qui aide à comprendre ce passage du personnel à l’impersonnel, qui est l’accès au plan du témoin. Et attention, l’accès au témoin, cela ne veut certainement pas dire un « autre » en moi, différent de « moi », ni même l’esprit au sens habituel du mental et de son fonctionnement : « Le Témoin en toi est toi-même, il n’y a pas à chercher un autre qui d’habite. Pourtant, ce témoin là se perd dans le fonctionnement de l’esprit, il n’est pas dans l’esprit, il n’est pas l’esprit, pas un mouvement de l’esprit. Ce témoin, que l’on pourrait appeler ‘l’âme ou la conscience sans mouvement particulier ou personnalisé’, est toujours présent, toujours éveillé, il est en toi. Etant plus personnel encore que ta personnalité, que ton être, étant plus vivant encore que ce que tu ressens de vivant en toi, il te dépasse ». Nul doute que ce qui est ainsi désigné, est la présence immanente du Divin en soi. « Ce Dieu qui est un, comme ils l’ont tous dit, mais qui s’atteint par soi-même. Et pour cette raison, il a choisi le nom de Soi, pour bien marquer qu’il est le plus intime et le plus impersonnel ».
Du site : philosophie et spiritualité, extrait de l'article : la première personne et l'impersonnel
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mardi, 13 mars 2007
Les deux loups intérieurs
Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami
qui s'était montré injuste envers lui :
" Laisse-moi te raconter une histoire...
Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret.
Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi.
C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure.
J'ai souvent combattu ces sentiments" Il continua :"
C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi;
le premier est bon et ne me fait aucun tort.
Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser.
Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire,et il le fait de manière juste.
Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère.
La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.
Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison.
Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses.
Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien.
Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi,
parce que tous deux veulent dominer mon esprit.
" Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda :
" Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?
" Le grand-père sourit et répondit doucement : "
" Celui que je nourris."
Auteur inconnu.
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lundi, 12 mars 2007
La conscience dans la dualité
Eckhart Tolle
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"En regardant un arbre, vous avez conscience de cet arbre. En ayant une pensée ou un sentiment, vous avez conscience de cette pensée ou de ce sentiment. En vivant une expérience agréable ou pénible, vous avez conscience de cette expérience.
Ces affirmations semblent vraies et évidentes, mais en les examinant de très près, vous découvrirez que, d'une façon subtile, leur structure même renferme une illusion fondamentale, qui est inévitable lorsque vous recourez au langage. La pensée et le langage créent une dualité apparente, une personne séparée qui n'existe pas. en vérité, vous n'êtes pas quelqu'un qui a conscience de l'arbre, de la pensée, du sentiment ou de l'expérience. Vous êtes la conscience dans et par laquelle ces choses apparaissent.
Au fil de vos occupations, avez-vous conscience d'être cette conscience dans laquelle se déploie tout le contenu de votre vie?
Vous dites: 'je veux me connaître', pourtant, le 'je' est vous, comme le fait de connaître. Vous êtes la conscience par laquelle tout est connu. Et cela ne peut se connaître; cela est cela.
On ne peut rien connaître d'extérieur à cela, mais toute connaissance en provient. Le 'je' ne peut faire de soi un objet de connaissance, de conscience.
Ainsi vous ne pouvez devenir un objet à vos propres yeux. C'est précisément pour cette raison qu'est survenue l'illusion de l'identité égoïque : parce que vous vous êtes mentalement changé en objet.
'C'est moi', vous dites-vous. Vous entamez une relation avec vous-même, vous vous montez une histoire et la racontez aux autres".
Quiétude, Éditions Ariane. p.46-47.
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jeudi, 08 mars 2007
A quoi bon prier ?
Pourquoi prier ? Parce que, par la prière, tout est à votre portée, excepté ce qui est en dehors de la volonté de Dieu.
Vous ne saurez jamais combien de personnes ont été encouragées et fortifiées ici-bas, simplement parce que vous avez demandé à Dieu de le faire ! Ou même guéries de leurs maux parce que vous les avez soutenues de votre foi ! Ou combien d'enfants prodigues sont revenus à la maison du Père parce que vous avez prié pour leur âme ?
Aucun d'entre nous ne peut comprendre l'importance de nos prières de ce côté-ci du Paradis, mais nous savons au moins cela : c'est grâce à tous ceux qui prient que le royaume de Dieu s'établit sur la terre.
La prière nous invite à entretenir des relations étroites avec Dieu dans une conversation à double sens : nous Lui parlons et nous L'écoutons. Prier "c'est discuter avec Lui de tout ce que nous faisons ensemble", a dit Dallas Willard.
En plus de tous les effets bénéfiques de la prière, son plus grand rôle est d'accorder nos cœurs avec celui de Dieu. Bien des gens ont regretté, sur leur lit de mort, d'avoir été tellement obsédés par l'argent, le travail, la quête du pouvoir ou les plaisirs humains. Mais connaissez-vous quelqu'un qui ait regretté avoir passé trop de temps en prière ? Prier beaucoup signifie aimer beaucoup.
Ashton Oldham a dit : "Prier ne veut pas dire trépigner des pieds sur le sol de la demeure de Dieu pour obtenir ce qui nous ferait plaisir ou la réussite de nos plans ! Prier, c'est nous engager à poursuivre Ses desseins dans notre vie quotidienne. C'est un coup de téléphone régulier au quartier général pour obtenir Ses ordres les plus récents. Ce n'est pas essayer d'accommoder Sa volonté à la nôtre, mais la nôtre à la Sienne ! Par la prière nous puisons dans Ses réserves infinies la puissance qui Lui permettra, à travers nos vies, de gagner accès dans le cœur des gens qui nous entourent."
A quoi bon prier ? Simplement pour tout cela !
BobGass
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