mardi, 24 juin 2008

L'enlèvement des élus - Psaume 110

Voici ci-après le psaume 110, qui a fait couler tant d'encre, pour la seule raison qu'il a été interprété par des hommes vivant selon la chair et non selon l'esprit, des non éveillés pour n'avoir pas veillé, des "non nés de nouveau", démonstration en est que beaucoup s'illusionnent d'eux-mêmes à cause de leur suffisance, se croyant nés de l'Esprit de Dieu alors qu'ils sont toujours dans l'esprit mauvais, celui de l'ego, né de ce monde et de ce monde.

Dieu est Esprit, des hommes ont défini son Esprit Saint en tant que "personne", le mot personne désigne un être humain mortel. Ils ont abaissé Dieu à la condition humaine, au lieu de s'abaisser eux-mêmes pour être élevés et naître de nouveau pour accéder à la compréhension des choses du Ciel que seul l'Esprit Saint de Dieu peut révéler.

Ils ont fait cela après que Dieu se soit abaissé de Lui-même, se faisant chair en son Fils, Sa Parole, engendré par son Esprit Saint pour s'exprimer sur la terre, apporter aux hommes l'Evangile, la Bonne Nouvelle. Jean Baptiste avait pourtant dit de Lui : "il faut que lui grandisse (Esprit qui parle selon l'esprit) et que moi je décroisse (chair qui parle selon l'ego), celui qui vient d'en-haut est au dessus de tous", c'est La Parole de l'Esprit Saint de Dieu. Celui qui est de la terre est terrestre et parle en terrestre, c'est l'homme de la chair, non né de nouveau, d'en haut, de l'Esprit.

Un Esprit est un esprit, il vient d'en haut (le vent souffle là où il veut), pas une personne, elle vient de la terre. C'est pourquoi Dieu lorsqu'Il s'incarna dans la chair devint une personne mortelle en Jésus, mais il ressuscita le troisième jour, le premier né d'entre les morts, car l'esprit est immortel et peut tout au nom du Père et du Fils par l'Esprit Saint, y compris transformer la chair en un instant en corps glorieux de lumière.

Ce Psaume nous dit : "Parole de l'Eternel à mon Seigneur" (Bible de Gustave Doré), selon les versions : "Le Seigneur a dit à mon Seigneur, "Oracle de Yavhé à mon Seigneur" (Bible de Jérusalem).

La parole est le langage de la pensée exprimée verbalement, elle prend "forme", la pensée est issue de l'esprit. "La Parole de l'Esprit Saint de l'Eternel à mon Seigneur" permet de comprendre que la Parole du Père, Yahvé, Esprit, la pensée de son Esprit Saint exprimée verbalement, a pris "forme", Elle est venue dans la chair, le Fils, Son Seigneur.
Comme quand l'Esprit de Dieu qui planait sur les eaux au commencement a dit : que la lumière soit, et la lumière fut.

Un seul Dieu : l'Esprit Saint de Dieu en deux Seigneurs, le Père Yahvé et le Fils Jésus, qui sont un seul Seigneur par l'Esprit Saint qui les unit, un seul Esprit Eternel, le Seul Très Saint : Dieu, en deux Etres Glorieux et Eternels, le Père et le Fils. Le Fils est assis à sa droite, jusqu'à ce que l'Eternel Yahvé fasse de ses ennemis son marchepied, Lui seul connait le moment et l'heure. Jésus est le Sacrificateur pour toujours, aucun homme n'a à offrir de sacrifice en ses lieu et place, il est le seul Sacrifice par lequel tout a été accompli. "Lorsque le sacrifice quotidien porté dans le lieu Saint (l'Esprit de Dieu dans l'esprit des hommes) sera aboli", ce sera la fin du temps de grâce accordé à l'humanité, au jour de sa colère. L'esprit mauvais de Satan jeté sur la terre entrera dans les esprits des hommes non nés de nouveau de l'Esprit de Dieu, comme il entra en Judas lorsqu'il trahit Jésus, qui saccageront églises et plus encore. Le Seigneur à la droite de l'Eternel brisera les rois, exercera sa justice parmi les nations, tout sera plein de cadavres, Il brisera des têtes sur toute l'étendue du pays.

"Ne parle pas aux oreilles de l'insensé (de ces choses là), car il méprise la sagesse de tes discours", n'y voyant que prétention et vanité, folie, n'étant pas né de Dieu, dit le Seigneur (Proverbes 23-9).

L'arche de Noé de l'ancien testament fut élevé puis enlevé par l'eau, l'arche de la Reine du midi qui se lèvera selon le nouveau testament sera élevé et enlevé par l'Esprit. C'est pourquoi, tous ceux qui seront nés de nouveau, de l'eau et de l'Esprit, sont l'Eglise de Jésus, et prendront part à l'enlèvement dont tant parlent. Les autres pleureront et grinceront des dents, ils n'auront pas veillé, la porte de la salle des noces de l'Epoux sera fermée, il sera trop tard pour eux pour y entrer. Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. Uranie.

Psaume 110 - [1] De David. Psaume. Parole de l'Éternel à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. [2] L'Éternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance: Domine au milieu de tes ennemis! [3] Ton peuple est plein d'ardeur, quand tu rassembles ton armée; Avec des ornements sacrés, du sein de l'aurore Ta jeunesse vient à toi comme une rosée. [4] L'Éternel l'a juré, et il ne s'en repentira point: Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek. [5] Le Seigneur, à ta droite, Brise des rois au jour de sa colère. [6] Il exerce la justice parmi les nations: tout est plein de cadavres; Il brise des têtes sur toute l'étendue du pays. [7] Il boit au torrent pendant la marche: C'est pourquoi il relève la tête.
Uranie.

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dimanche, 22 juin 2008

La rédemption n'est pas un mystère

"Ne contristez pas l'Esprit Saint de Dieu, qui vous a marqués de son sceau pour le jour de la rédemption", Ephésiens 4-30, Bible de Jérusalem.

Le mystère de la rédemption, révélé dans une si petite et pourtant si grande phrase.

L'Esprit Saint de Dieu a marqué de son sceau ses élus, ceux qui participeront à l'enlèvement, son Eglise, ce jour de rédemption de leurs corps qui seront changés en un instant au son de la trompette, en corps glorieux. La marque du sceau de Dieu sur le front de ses 144 000 serviteurs l'est en esprit : ils ont reçu l'Esprit Saint de Dieu, Sa lumière, lorsqu'ils sont nés de nouveau, de l'eau et de l'Esprit, ils ont été sanctifiés par le Seigneur, ils jugeront le monde avec leur Seigneur.

Sa bonté s'élève au dessus des cieux, sa fidélité jusqu'aux nues. Avec Dieu, ils feront des exploits, Il écrasera ses ennemis (Psaume 108).
Uranie.

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samedi, 21 juin 2008

Prière de Jésus Christ

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"Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.", Evangile de Jean.

Jésus prie pour ses disciples, et pas seulement pour eux : pour ceux qui croiront en lui par leur parole, afin que tous soient un, comme il est un dans le Père et comme le Père est un en lui, et ainsi qu'ils soient un eux aussi en eux.

C'est ainsi que le chrétien "croit " et "croît" en Jésus Christ dans la vérité que le Père a envoyé Jésus, parce qu'il Le reçoit en vrai, il reçoit son Esprit Saint, et il le connait en vrai par cette relation intime en Lui, même si la présence est invisible car en Esprit. Elle ne passe pas inaperçue, elle remplit tout l'être, nous ne sommes plus nous-même, notre langage est nouveau, il est devenu le sien, nous sommes nés de nouveau. Ceux qui ne l'ont pas reçu en vrai ne peuvent pas comprendre, car ils ne le connaissent pas, ne vivent que de théorie, pas de pratique. Ils n'ont pas de relation intime avec lui, ce qu'ils pratiquent est une religion, une religion n'est pas une relation, elle relie les hommes, mais si ces hommes ne sont pas liés, unis à Dieu, elle reste vaine et ne porte pas de fruits.

Il est écrit dans le nouveau testament que chacun est responsable de lui-même, ceux qui n'ont pas travaillé pour renoncer à eux-mêmes et à porter leur croix pour Le suivre, comme Jésus l'a demandé, sont donc responsables de ne pas l'avoir fait. Cependant, ceux qui ont préché une fausse parole en ne leur enseignant pas ce chemin de vérité donc de vie éternelle sont bien plus responsable encore et ils seront jugés bien plus sévèrement, ainsi qu'il l'est écrit, mieux aurait valu pour eux qu'on les attache à une meule et qu'ils soient jetés dans la mer.

Guère personne n'enseigne haut et fort que nul ne pourra entrer dans le Royaume des Cieux s'il n'est pas en état de sainteté, car seuls les saints y entrent. Certains disent même qu'il ne n'est pas demandé à tous de devenir saints... C'est un abominable mensonge car il est écrit en toutes lettres qu'il nous faut naître de nouveau de l'eau (la repentance des péchés) et de l'Esprit pour y entrer, c'est cela devenir saint. Le purgatoire n'existe pas, sinon sur la terre pour se purifier par la repentance des péchés, Jésus n'a évoqué que le séjour des morts puis la géhenne après le jugement dernier, il n'a jamais parlé de purgatoire. Naître de nouveau, c'est de même redevenir semblable à un petit enfant, puisque nouveau né. Dieu ne rend pas saint comme ça, c'est en se nourrissant chaque jour de la Parole de Vie et en l'appliquant au mot près selon Sa Volonté (on boit alors sa coupe, son sang) que l'on peut y parvenir.

Celui qui est dans cet état d'esprit, Dieu l'aide, Il le soutient pour porter sa croix. A chaque fois qu'il trébuche, c'est Jésus qui le relève, à chaque fois qu'il pleure, c'est Jésus qui vient essuyer ses larmes, à chaque fois qu'il souffre, Jésus prend sa souffrance sur Lui. C'est pourquoi son joug est léger et son fardeau facile à porter. Louons l'Eternel qu'il en soit ainsi. Uranie.

mardi, 03 juin 2008

Les trois tentations de Satan

"Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez entendre ma parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu, entend les paroles de Dieu ; vous n'entendez pas, parce que vous n'êtes pas de Dieu". (Jean 8, 43 à 47)

Ainsi parla Jésus, s'adressant aux Juifs qui avaient cru en lui, après une discussion avec les Pharisiens. Dire la vérité, c'est faire le bien car cela permet à autrui de prendre conscience des choses, des faits. Pierre a dit de Lui : "Là où il passait, il faisait le bien" (Actes des Apôtres 10, 38).

Le mal, le mauvais, appelé plus communément Satan ou diable, n’est pas incarné sur la terre dans une personne physique spécifique. Des êtres humains sont devenus ses fils comme le Seigneur Dieu a les siens, alors qu'ils sont appelés à devenir Fils de Dieu.

Les fils de Satan ignorent pour la plupart l’être devenus et le servir, comme les Juifs de cet évangile qui se réclamaient d'Abraham pour père, et cela, parce que Satan imite Dieu, c'est le père du mensonge. Beaucoup l’ont défini comme étant le « singe » de Dieu, terme réducteur quant aux ruses dont il est capable même si un singe est malin, Satan est beaucoup plus que cela, il a l'intelligence diabolique.

Satan fut créé par Dieu, c’est une Gloire de Dieu, par conséquent de même nature que le Père : esprit, devenu mauvais esprit. Autrement dit, un ange déchu devenu démon, roi des démons qui l’ont suivi, pour avoir désobéi à Dieu qu’il devait servir et non pas espérer égaler puis dépasser. Ainsi étaient les nephilim évoqués dans la Genèse 6, des fils de Dieu devenus fils de Satan qui séduisirent les filles des hommes.

Dieu se fait entendre d'Esprit à esprit. Satan agit de même, d’esprit à esprit, qui succombe alors à ses tentations. Ses armes pour parvenir à posséder l'esprit des hommes à leur insu sont nombreuses, la première d’entre elles est la séduction mensongère : Satan est capable de se faire passer pour un être de lumière, ange comme saint, de se montrer vertueux et agréable dans ses discours, et de promettre monts et merveilles à qui lui sera soumis. Il est capable d’aller contre la parole de Dieu, mais d’une façon si rusée que ceux qui sont séduits, petits et grands, n’y voient que du feu car il leur donne le goût à l’appât par de belles paroles, très alléchantes, très tentantes, il leur promet la connaissance qu'ils n'obtiendront cependant pas dans la vérité s'ils ne naissent de nouveau de Dieu. C’est l’arme dont il se servit avec Eve, lorsqu'elle lui dit qu'Adam et elle ne devaient pas manger les fruits de l'arbre qui était au milieu du jardin car ils en mourraient : "Vous ne mourrez point; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal" (Genèse 3, 4-5). Eve succomba : "comme des dieux", c'était tentant, Adam suivit.

L'âme (Eve signifie Vie donc âme) et son esprit (Adam, le noûs), une seule chair puisque la chair de sa chair, s'en trouvèrent souillés par le péché originel.

Jésus n’a pas succombé aux trois tentations, il a ainsi donné à tous les hommes en mourant à sa chair pour leur salut, la possibilité, en faisant cela symboliquement en mémoire de lui (mourir à soi-même), d'être lavés de la conséquence du péché du premier homme, la mort. A l’issue des quarante jours de jeûne dans le désert, parce qu’il avait précisément jeûné spirituellement des choses de ce monde ne se nourrissant que de celles de l’esprit, s'unissant dans la prière à la Volonté de son Père après avoir reçu l'Esprit Saint lors de son baptême, il fut tenté par le diable. Il commença sa prédication après être sorti victorieux des tentations. Il n'a cessé de rappeler la nécessité du jeûne et de la prière.

Lorsque l'homme sait discerner Satan dans ces trois formes de tentation auxquelles fut soumis Jésus, bien que très peu d’hommes y parviennent dès la seconde parce qu’ils aiment être glorifiés pour eux-mêmes, Satan utilise sa seconde arme qui est la peur, lorsque la séduction n’a pas fonctionné. L'absence de peurs libère l'homme, quand bien même Satan affirmera que l'argent rend l'esprit libre, libère des angoisses du lendemain, or nul ne sait de quoi demain sera fait.

Par le moyen de la peur, il parvient à prendre le pouvoir sur les hommes, bon gré mal gré. La seule façon de ne pas succomber à la tentation de la peur, c’est la foi, il n’en existe pas d’autre. Le mot foi vient du latin « fides » qui signifie « croyance, confiance », les deux ne vont pas l’un sans l’autre. Seule la croyance et la confiance en Dieu libèrent de la peur, rend l’homme véritablement libre.

Chercher à sauver sa vie par des moyens d’hommes est le meilleur moyen de perdre la vie éternelle, car il est écrit : "qui veut sauver sa vie la perdra". Pierre marcha sur l’eau, tant qu’il fit confiance à Jésus. Dès qu’il prit peur, parce qu’il eut l’attention détournée de Jésus, il coula, et Jésus lui dit « homme de peu de foi, pourquoi as-tu eu peur, pourquoi as-tu douté ? ». Lorsqu’un homme pense que Dieu ne puisse le protéger du matin au soir et du soir au matin, il a peur pour ses jours et ne Lui fait pas confiance, quoiqu'il se fasse croire de lui-même. Il est dans le doute, douter, c’est ne pas « croire » qu’Il puisse le protéger, c’est ne pas avoir « confiance » en Lui, c’est ainsi ne pas vraiment croire en Lui, sans bien évidemment tomber dans la tentation de la provocation. C’est ne pas avoir la foi sinon en paroles, sans les œuvres, car l’homme n’a aucun pouvoir de lui-même s’il ne lui est donné d’en haut, telle fut la réponse de Jésus à Pilate lorsqu’il lui dit qu’il avait le pouvoir de le faire crucifier ou de le relâcher. Une foi de paroles est une foi morte, elle ne subsiste que par l’espérance. L’espérance doit être assortie d’une ferme conviction, celle que son objet se réalise. Son objet étant Dieu donc l’amour, cela passe par la charité, les œuvres. Et Satan fera dire : la confiance n’exclut pas les précautions. Quelles précautions, lorsque l’on sait qu'il est écrit que Dieu connaît jusqu’au nombre des cheveux de chacun, nombre que l’homme ne connaît pas lui-même ?

Satan possède les esprits où les gens l’attendent le moins du monde, où cela ne leur vient pas à l’idée qu'il soit, car là où ils croient le voir, ils ont en vérité affaire à certains de ses démons, qui ont pour rôle de détourner l’attention avec des tentations que l’homme voit, l’empêchant de voir les trois les plus importantes. Satan possède les esprits des premiers et des grands, ceux qui sont aveuglés par leur suffisance. Les véritables tentations sont du même ordre que celles auxquelles eut affaire Jésus, cependant l’homme vertueux en ayant pris connaissance, il ne devrait pas y succomber lui-même.

C'est l'Esprit de Dieu qui conduisit Jésus dans le désert. C'est pourquoi dans le Notre Père, Jésus nous a enseigné de le prier ainsi : "Et ne nous soumet pas à la tentation". Uranie.

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La Volonté Divine

"Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange. [32] Mais il leur dit: J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. [33] Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger? [34] Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son oeuvre". Jean 4, 31 à 34

Jésus se nourrissait en faisant la volonté de son Père, il accomplissait son oeuvre. Les nourritures terrestres, si elles nourrissent la chair, ne nourrissent pas l'esprit ; or c'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien.

Beaucoup de chrétiens sont ivraie et non blé, ils croissent en se nourrissant d'un pain qui ne donne pas la vie, les paroles d'hommes ; ils ne connaissent pas le vrai pain de vie, la parole de vie de Jésus Christ des Ecritures, Sa Volonté, transmise par ses premiers disciples. Le Temple de Dieu, le Corps du Christ, s'édifie, s'élève, par ceux qui se nourrissent de son enseignement et le mettent en pratique, ils font sa volonté comme Jésus faisait la volonté de son Père, ils sont le blé qui pousse parmi l'ivraie. Son sang, breuvage de vie, ce sont ses paroles qui bues, accomplies, purifient et transforment l'homme, en font un être nouveau, né de l'eau et de l'Esprit, car mort à la chair, à la nourriture terrestre.

Grand sera l'étonnement et dure sera la chute de ceux qui n'auront pas compris le sens de ces paroles.

A la suite des premiers disciples, les deux commandements de l'amour semblables l'un et l'autre, ont-ils été enseignés véritablement ? le premier, sans aucun doute, cependant un regard sur le monde démontre que le second ne le fut pas : une humanité dénuée d'amour pour le prochain. Elle reflète le mensonge de ceux qui prétendent aimer Dieu qu'ils ne voient pas mais n'aiment pas leur prochain qu'il voit.

Ceux qui sont restés fidèles, ont gardé la Parole intacte, font la Volonté du Fils comme le Fils faisait celle du Père, ils ont amassé des fruits pour la vie éternelle, tous ces fidèles sont ceux qui ont mis en pratique les deux commandements de l'amour qui ne font qu'un. Ils ne se sont pas laissés tromper, dans des temps reculés, ils ont protesté et ont été persécutés et chassés de l'Eglise "officielle". Ils protestent encore maintenant, souvent dans le silence voir le mépris d'autrui, cependant, ils enseignent avec sagesse la parole de vie et la pratiquent, fidèlement, aucun péché ne peut leur être reproché quant à cela, ils ne sont coupables de rien devant Dieu. Si la fidélité à la Parole est considérée péché parce qu'elle dérange ceux qui lui sont infidèles, et cela peut être démontré de maintes façons par les Ecritures même, quels péchés commettent alors ceux qui lui sont infidèles ?

D'autres croient qu'en obéissant à des commandements d'hommes, ils ne pèchent ainsi pas, qu'en se nourrissant de rituels et d'une hostie, ils mériteront d'entrer dans le Royaume des Cieux. Qu'ils démontrent où il est écrit dans les évangiles que l'homme doit obéissance à l'homme, ils ne trouveront rien dans ce sens, Pierre lui-même qui ne fut pas pape (les premiers papes apparurent au quatrième siècle) déclara que ce pouvoir n'avait été donné à aucun homme sur la terre de mener à Jésus Christ, il n'y a au contraire aucune autorité en matière de religion. L'homme ne doit obéissance qu'à la Parole de vie, celle de Dieu, ainsi ceux qui lui obéissent forment une assemblée dans laquelle aucun n'est supérieur à l'autre, ce sont ces hommes qui entreront dans le Royaume des Cieux pour avoir cru puis connu Jésus Christ.

Le symbolisme du repas pascal, c'est Jésus se substituant au traditionnel agneau de la Pâque Juive, ainsi c'est mourir à la chair qu'il faut faire en mémoire de Lui. Manger une hostie, c'est être resté au niveau de cette compréhension : "quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ?", questionnement terre à terre alors que l'esprit est dans les cieux, démontrant une ouverture d'esprit étroite, un niveau de conscience bas.

De terre à terre, ego à ego, il leur faut passer de terre à ciel, ego à esprit, puis de ciel à Ciel, esprit à Esprit. L'esprit des disciples fut vivifié au fur et à mesure qu'ils se nourrissaient de la parole de Jésus et faisaient sa volonté qui était celle du Père. Cette incompréhension quant à la vraie nourriture, celle qui vient d'en haut, celle de l'Esprit qui nourrit l'esprit, la Parole de Vie, mènera à la mort ceux qui persistent à y croire.

Dieu fit le monde en sept jours, le sixième jour, il fit l'homme. Un jour pour Dieu... "mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d'hier, quand il n'est plus, Et comme une veille de la nuit", psaume 90, Moïse.

Ces sept jours correspondent à sept temps, assortis de signes sur la terre et dans les cieux, nous permettant de connaître le temps de la moisson, le septième temps, le jour du Seigneur.

Au fur et à mesure que l'homme imite Dieu, chacun des sept temps s'écoule. Dieu fit la lumière le premier jour, l'homme découvrit le feu et fit sa lumière, premier temps. Dieu le second jour sépara les eaux d'en bas des eaux d'en haut, puis sépara l'eau d'en bas de la terre ; l'homme sépara les eaux pures des eaux impures, il fit des puits pour amener l'eau, des lacs pour séparer les terres des eaux, second temps. Dieu le troisième jour produisit la verdure, des arbres et des fruits, l'homme créa le gazon, de nouvelles sortes de fruits par croisements, de nouvelles fleurs, troisième temps. Dieu le quatrième jour fit des luminaires dans les cieux pour éclairer la terre le jour et la nuit, l'homme fit des luminaires sur la terre en découvrant l'électricité, il fit des étoiles dans les cieux en envoyant des satellites, quatrième temps. Dieu le cinquième jour fit les animaux, de la terre comme de la mer, l'homme fit un animal en le clônant, la brebis Dolly, cinquième temps. Dieu créa l'homme le sixième jour, Futura Sciences en Janvier 2008 annonce le clonage humain réussi de cinq embryons, sixième temps. Le septième jour qui semble interminable, Dieu se reposa d'avoir fait toutes ses créations, ce fut le Jour du Seigneur, le Sabbat, qui correspond au retour du Seigneur, le Roi des rois, septième temps.

Lorsque l'homme ne connait pas la nourriture que Jésus Christ mangeait, ou la connait mais ne s'en nourrit pas y préférant la sienne, le temps est venu qu'il envisage de se convertir à la vraie nourriture, avant que l'abomination de la désolation ne soit sur la terre.
Uranie.

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dimanche, 01 juin 2008

L'adoration en esprit et en vérité

"Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. [20] Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. [21] Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. [22] Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. [23] Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. [24] Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité" (Jean 4, 19 à 24).

Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité, car l'Esprit de Dieu est dans l'esprit de chaque d'homme, Genèse 6-3 : "Alors l'Éternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme, car l'homme n'est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans". L'Eternel formula cette parole, alors qu'Il constatait que la méchanceté de l'homme était grande sur la terre et que son coeur ne formait que de mauvais desseins à longueur de journée. Yahvé se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre et s'affligea dans son coeur (Genèse 6-5 et suite). C'est ainsi qu'Il décida d'effacer de la surface du sol les hommes qu'Il avait créés, mais Noé avait trouvé grâce aux yeux de Yahvé.

De nos jours, le chacun pour soi, l'individualisme, va croissant, en opposition à l'amour du prochain, l'argent assorti du pouvoir qu'il donne est devenu le maître du monde, en opposition à Dieu car nul ne peut servir deux maîtres à la fois. Le monde d'aujourd'hui ressemble à l'époque de Noé, le voir différemment est la belle illusion de l'esprit égocentrique, tourné sur lui. Les gens s'amusent, dansent, mangent et rient, pendant que d'autres meurent de malnutrition, n'ont pas de toit, vivent dans la privation à longueur d'année, et cela dans l'indifférence la plus totale d'un très grand nombre ; tandis qu'un petit nombre d'individus s'élèvent au dessus de la masse, ayant conscience que le navire, la terre, est en train de sombrer. La grande majorité ne voit rien venir, la bulle, les bulles, dans lesquelles s'enferment ceux qui la compose, ferment les yeux du coeur à l'amour du prochain et rend sourd. Lorsqu'elle aura recouvré la vue et l'ouïe, cette majorité se réveillera, mais il sera trop tard, ses yeux ne lui serviront plus qu'à pleurer et ses oreilles à entendre ses gémissements. Ceux qui n'ont pas su veiller récolteront les fruits de ce qu'ils ont semé.

Jean 3-5 et suite : "En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l'Esprit est esprit, ne t'étonne pas si je t'ai dit : Il vous faut naître à nouveau. Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit".

Plus de 2000 ans après Jésus Christ, beaucoup de chrétiens n'ont toujours pas compris pourquoi ceux qui adorent Dieu devaient l'adorer en esprit et en vérité, parce qu'il n'ont pas reçu l'Esprit de vérité, le consolateur et révélateur, pour les mener dans toute la vérité.

Puisque Dieu est Esprit, ses enfants sont esprit. Personne ne donne naissance à une nature différente : l'homme engendre des fils d'homme, Dieu engendre des fils de Dieu, de même nature que leur Père et la nature du Père Céleste est Esprit, Saint, le seul Très Saint puisque Dieu.

Ce qui est né de la chair est chair, aussi l'homme doit naître de nouveau d'Esprit, car ce qui est né de l'Esprit est esprit.

Ainsi, pour pouvoir adorer en esprit, l'homme doit avoir conscientisé sa véritable nature qui est esprit. Puis pour pouvoir adorer en vérité, l'homme doit vivre selon l'esprit, car savoir ne suffit pas, il doit faire selon son savoir, pour être dans la vérité.

Conscience et esprit sont semblables.

"En esprit", c'est avoir réalisé être esprit : "je suis donc je pense", et non l'inverse, sinon l'homme ne connait pas sa véritable nature lorsqu'il pense pour en déduire qu'il est. Lorsqu'il ne sait pas ce qu'il est, il n'est pas dans la vérité. L'homme n'est pas que chair, celui là a été détruit au temps de Noé, il a un corps de chair mais il est esprit, pensant, avant que d'avoir une chair.

"En vérité", c'est vivre selon l'esprit : "je suis celui qui est", le maître de ses pensées, un dans l'Esprit de Dieu, connaissant et faisant Sa volonté divine, rejetant toutes pensées qui ne soient pas celles venant du Père, "que ta volonté soit faite et non la mienne".

Naître d'eau est le point préalable à accomplir : se convertir à Dieu et se repentir de ses péchés, afin que l'âme soit lavée, l'homme est ensuite prêt pour naître d'Esprit, recevoir l'Esprit Saint de Dieu et l'entendre s'exprimer, lui parler d'Esprit à esprit, la voix de la conscience.

Il ne suffit pas de dire : "Seigneur, Seigneur !", pour entrer dans le Royaume des cieux, il faut savoir faire la volonté du Père qui est aux cieux, l'Esprit ; et pour la faire au quotidien, il faut connaître cette volonté, la savoir. Les Ecritures nous l'ont révélée, peu d'hommes obéissent aux Ecritures au trait de lettre et au iota près. Lorsqu'ils ne font déjà pas cette première volonté, ils ne peuvent espérer recevoir l'Esprit Saint pour leur révéler ce qu'Il attend d'eux chaque jour, pour les enseigner.

Il n'y a pas de lieu pour adorer, le temple de Dieu se construit avec chacun de nous, pierre après pierre, ce que nous sommes, esprit, la véritable nature de l'homme, l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Toutes ces pierres ne dépendent que de l'unique pierre angulaire, Jésus Christ. L'esprit qui a reçu l'Esprit Saint de Dieu a reçu le Père et le Fils, Ils ont fait sa demeure en lui, il peut ainsi adorer en esprit et en vérité, il les connait pour les avoir reçus. Celui qui adore différemment n'a pas reçu Dieu, il ne le connait pas, il n'est pas Juif et le salut ne vient pas de lui ; Juif étant à prendre dans le sens du peuple élu de Dieu sans pour autant être véritablement Juif puisque ce peuple n'a pas reconnu Jésus Christ.

Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s'il ne nait d'eau et d'Esprit, et le purgatoire n'existe pas sinon sous le nom de séjour des morts, dans l'attente du jugement dernier. Le séjour des morts n'est pas l'enfer éternel, ceux qui sont dans le séjour des morts ressusciteront pour prendre part au jugement dernier, ils seront jugés selon leurs oeuvres et non selon leurs paroles. Malheur à ceux qui auront entrainé derrière eux des multitudes dans ce lieu car ils seront jugés bien plus sévèrement, mais malheur aussi à ceux qui se seront laissés entraîner, car chacun est responsable de lui-même.

Dieu attire à Lui celui qui le cherche véritablement, et Il le trouve, parce qu'il démontre ainsi qu'il l'aime vraiment plus que tout au monde, plus que le monde, plus que lui-même, et Dieu se fait connaître à celui-là.

Uranie.

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samedi, 31 mai 2008

Le Seigneur Dieu : Je suis Celui qui Suis, Etre Suprême

"Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez. Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ?" Jean 5, 43-44.

Jésus Christ est venu enseigner à être, abolir par le fait le paraitre, car celui qui parait ne peut être.

"Celui qui est" ne parait plus. Dieu est l'Etre Suprême : "Je suis Celui qui suis", c'est à dire en tous temps, passé, présent, futur en Un accomplis, le commencement et la fin, l'Alpha et l'Omega. Le temps est à Dieu, Il le fit, ainsi Dieu n'est pas soumis au temps, Il est le Maître du temps ; Il dissipa les ténèbres pour que la lumière soit, en Sa Parole était la vie et la vie était la lumière, et la lumière fut. Ainsi, il y eut un soir, il y eut un matin, Dieu mit des luminaires au firmament des cieux pour que la nuit même soit éclairée.

Jésus disait "Je suis celui qui est", car en tant que Fils de l'homme il vivait dans l'instant présent, le moment qui est. En tant que Fils de Dieu, Jésus est Celui qui suis, Un en Dieu, Père et Fils par le même Saint Esprit, le Seigneur du Seigneur, car Dieu est Esprit, Très Saint : "si vous me connaissiez, vous connaitriez le Père", le Père est dans le Fils et le Fils est dans le Père. Ceux qui sont devenus Fils de Dieu sont en eux.

Satan est le paraître, celui qui imite Dieu mais n'est pas, ange déchu pour avoir voulu égaler Dieu, ne pas s'être soumis à son Créateur. Ainsi Satan passera, il sera jeté dans l'étang de feu et de soufre pour avoir choisi de demeurer dans les ténébres.

Ne pas être, c'est ne pas recevoir Jésus Christ "Celui qui est", mais recevoir celui qui vient en son propre nom lorsqu'il parait. Ceux qui tirent leur gloire les uns des autres ne croient pas malgré ce qu'ils disent, car ils ne font pas, ils ne cherchent pas la gloire qui vient de Dieu seul.

Les "béatitudes" nous révèlent la manière d'être de ceux qui sont, leur personnalité, une personnalité pauvre, non construite, comme le sont les petits enfants, simples d'esprit, coeurs purs. Bienheureux sont-ils, car le Royaume des cieux leur appartient.

Leur contraire, les "malatitudes", nous révèlent la manière d'être de ceux qui paraissent, une personnalité riche, cultivée, construite sur du sable, ils aiment se faire voir du monde et en être aimés et ils rejoindront les ténèbres. Malheureux sont-ils, car le séjour des morts leur appartient s'ils ne changent pas, ne se convertissent pas à Dieu, ne redeviennent pas semblables à de petits enfants.

Celui qui est n'est pas aimé par ce monde qui n'est pas le sien quand bien même il y vit, mais il est aimé par ceux qui sont, ou sont appelés à être mais tous ne seront pas élus, une petite quantité d'êtres sur la terre, des petits, des intimes de Dieu, intimes entre eux. Tous se reconnaissent, tous parlent un même langage, nouveau, que le monde ne connait pas pour n'avoir pas reçu Jésus Christ.

Uranie.

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dimanche, 13 avril 2008

La Trinité n'est pas un mystère

Ainsi que le mot l’indique, Trois en Un, cependant Dieu n'est pas trois personnes en une mais une seule, qui n'est par ailleurs pas une "personne" mais un Esprit, Dieu est Esprit, Saint, cela va sans dire. L'Esprit-Saint ne parle pas en son nom puisque c'est l'Esprit de Dieu qui parle.

Dieu est Père par l'Esprit (principe masculin), Mère par l'âme (principe féminin), Fils par le Coeur.
Nous sommes créés à son image : une âme avec un esprit et un coeur (le coeur qui aime, pas le coeur de sang), trois "éléments" dans un seul corps spirituel.

C'est pourquoi Jésus disait : "lorsque vous m'avez vu, vous avez vu le Père".

1) le Saint Esprit : Animus, du latin spiritus, souffle (définition de l'esprit), l'esprit n'est pas l'âme. L'Esprit pense consciemment en tous temps, il est Conscience. Le Saint Esprit est l’Esprit de Dieu.

2) Dieu : Anima, du latin, vie (statique de vie, définition de l'âme). L'Âme est la Vie, Dieu est la Vie. L’âme est le Corps Spirituel de Dieu, avec un Esprit, le Sien, le Saint Esprit de Dieu.

Un seul et même Etre : l'Esprit (noûs, masculin, Père) et son Âme (psyché, féminin, Mère), Dieu est Père et Mère.

3) Jésus : le Fils de Dieu, le Coeur Sacré, engendré Fils de l'homme par l’Esprit Saint de Dieu, la Parole s’est faite chair et elle est venue habiter parmi nous. Le Coeur est en union parfaite avec l'Esprit et son Âme. Vous avez tous ici-bas un cœur, Dieu aussi, il a sacrifié son Coeur pour votre salut en son Fils.

Les Trois "éléments" ne font qu'Un : le Père est dans le Fils et le Fils est dans le Père. Le Fils est dans ses disciples devenus fils de Dieu en ayant reçu l’Esprit Saint, et ses disciples sont en Lui par l’esprit, ils ne font qu’un. C’est cela, vivre en Christ, c'est être né de nouveau d'eau (par le baptême de repentance des péchés) et de l'Esprit, avoir reçu l’Esprit Saint.

Lorsqu’il évangélisa, le Fils de l'homme faisait la volonté du Père car le Père était en Lui (en esprit) et il était dans le Père unis par le même Saint Esprit. Il faisait la Volonté du Père, unis par le même Saint Esprit. D’Esprit à esprit, il recevait en pensées ce qu'il devait dire et faire, selon la Volonté de son Père, Esprit Saint.

Marie est l'épouse que s'est choisi Dieu pour mettre au monde le Fils de l’homme. Alors vous pouvez dire Mère de Dieu, oui, mais de Dieu fait Fils de l’homme. Marie n’est pas la Mère de Dieu Père, elle ne précédait pas Dieu, elle n’était pas avant Dieu, puisque Dieu est l'Esprit du commencement qui planait au dessus des eaux. Elle est son épouse, ayant porté en son sein le Fils de l'homme, Jésus, engendré par l'Esprit Saint de Dieu, Dieu.

Dieu est votre Père à tous, aimant, très proche de vous puisqu'il vous a faits, à son image esprit, âme, coeur. Un Père aimant ne saurait rester mystérieux vis à vis de ses propres enfants, Il ne l'est nullement : Il s'est choisi une épouse humaine terrestre, Marie, la plus petite et la plus humble, pour mettre au monde le Fils de l'homme, vierge de corps et Vierge d’âme, immaculée lors de la conception. Il n’appartient pas à l’homme de discuter au-delà des évangiles sur ce point pour la suite, tout a déjà été écrit en Matthieu 1, 25 : Joseph ne la connut pas avant qu'elle eut mit au monde l'enfant. Dans la Bible, le mot "connaître" est parlant de lui-même : Adam connut Eve et elle enfanta Abel.

Dans la trinité divine, le Fils est le Cœur, c'est pourquoi nul ne va au Père que par Lui, la voie du cœur, et pour hériter la vie éternelle, il faut donc être né de nouveau de l’Esprit, avoir reçu La Parole de la Vie, l’Esprit Saint du Père, qui est aussi l’Esprit Saint du Fils, l'esprit de Vérité, un seul et même Esprit, un seul Dieu. Le Fils de l'homme est l’Agneau de Dieu dont la chair fut sacrifiée, le premier ressuscité d’entre les morts, qui jugera le monde assis sur le trône de sa gloire à la droite du Père, avec les douze et les saints, Celui qui fêtera ses noces avec ses invités, le seul jugé digne d'ouvrir le Livre de Vie (Livre de l'apocalypse).

Jésus, Fils de l’homme, c’est l’homme né Fils de Dieu, mais le Fils de Dieu, c’est le Cœur de Dieu fait homme engendré par son Esprit Saint, donc ayant le même Esprit, ainsi Dieu et Fils de Dieu sont un seul et même Dieu, un seul et même « Esprit » et non pas trois "personnes" en une. Le Saint Esprit de Dieu n’est pas la troisième "personne" (Il n'est pas une personne) mais à l’inverse le premier, l’Esprit de Dieu du commencement qui planait au dessus des eaux.

Persister à dire qu’il y a trois "personnes" en une, c’est adorer trois Dieux en un mais trois cependant. Tandis que dire : il y a deux vecteurs de vie, l'Esprit et le Coeur (le plein) au sein d'une vacuité (le vide) qui est la Vie, l’Âme, les deux premiers rendant le vide plein, les trois étant le Créateur, Dieu, c’est adorer l'unique Dieu Eternel. L’eau est le symbole de la Vie, de l’Âme de Dieu, c’est pourquoi nous devons d’abord naître de l'eau, par la repentance des péchés pour la pureté de l’âme lors du baptême, puis de l’Esprit, recevoir son Esprit Saint. C’est pourquoi Jésus disait : lorsque vous m’avez vu, vous avez vu le Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez le Père ; le Père et moi, nous sommes un ; pour que vous aussi, vous soyez un comme je suis un dans le Père.

La Parole de Dieu s’est faite chair par l'amour de son Cœur, pour nous montrer le chemin, la vérité, la vie, et devenir ainsi des Fils de Dieu. Etre un dans le Père comme Jésus Fils de l'homme était un en Lui. Le Fils de Dieu est un dans le Père depuis le commencement : en l'Esprit Saint de Dieu (Père) qui était vers Dieu (Vie Mère) et qui était Dieu (Père et Mère).

Uranie.

mercredi, 06 février 2008

Dieu est Amour, vous êtes amour


Il est regrettable que les hommes aient assimilé de tous temps « l'éveil » au bouddhisme, car tous les hommes sont concernés quelles que soient leurs croyances dès lors qu'ils souhaitent connaitre le bonheur éternel, et d’autant plus les croyants puisque ce bonheur là est celui du Royaume des Cieux.

C'est ici la démonstration que les points de vue qui divergent, sources des "j'ai raison - t'as tort", créent des divisions entre les hommes, qui, tant qu'elles perdureront parce que très rares sont ceux qui parviennent à aimer leur prochain comme eux-mêmes, ne permettront pas à l'humanité d'entrer dans l'âge d'or, l’âge béni de Dieu.

Ainsi, beaucoup parlent d'éveil à la véritable nature de l’être, perdurent à s'extasier sur le phénomène, or s'éveiller signifie simplement redevenir semblable au petit enfant que vous étiez, jusqu'au jour où vous avez commencé à vous exprimer en disant "moi, je". Autrement dit à endormir, étouffer, votre vraie nature pour laisser parler à sa place l'ego.

L'emploi du "moi, je" est l’expression de la dualité en vous, êtres humains, le duel entre l'esprit de votre âme, le "je" renié de votre unicité originelle, et l'ego de votre chair, le "je" de votre personnalité : le « jeu » qui va durer toute votre existence si vous n’y mettez pas un frein catégorique et salvateur.

La dualité en opposition, en conflit intérieur, est la soumission du « je » esclave du « moi », le renoncement à la liberté de penser individuelle. C'est en effet désormais ce dernier qui prend les commandes de votre vie, étouffant cette âme innocente que vous étiez petit enfant, dès lors que vous utilisez ces deux mots dans votre langage pour commencer une phrase.

C'est à la fois inconscient, le "moi" de l'ego qui prend la priorité, et conscient, le "je" de l'âme qui devient secondaire, esclave soumis au moi. Cet esclave qui ne revendique que sa liberté d’être et de vivre ainsi, vous parlera cependant toute votre existence : c'est la petite voix de votre conscience. Rares sont ceux qui s’y plient, lui obéissent, en raison le plus souvent de la crainte du jugement d’autrui. Or toute peur est esclavage, mais aussi par orgueil à cause de la recherche de la reconnaissance d’autrui, d’où la crainte de ses jugements.

Peu ont su jusqu'à présent définir de façon entière l'éveil, soit le « pourquoi faire» fut délaissé, soit le « comment faire » le fut, mais le plus souvent, ce fut l’enseignement dans son intégralité qui manquait de clarté. Il s’agit de redevenir conscient en rendant libre, donc maître de votre destinée, le « je » de l’unicité : « ce » que vous êtes véritablement.

Les raisons de ce manque de clarté sont que peu n’ont pas évolué suffisamment après le jour "J", qu’ils qualifient d'illumination : ils stagnent alors en s'extasiant car après l’éveil, le travail sur l’ego est loin d'être terminé. L’éveil ne peut avoir lieu qu’après une prise de conscience préalable de votre dualité, la re-découverte du « Je » qui mérite une majuscule, le sujet du verbe être, le Je de l’Etre réalisé : Je suis.

L'éveil est un réveil soudain, une prise de conscience simplement plus marquante et durable que les prises de conscience furtives courantes. Auparavant vous dormiez debout, pourrait-on dire, vous viviez machinalement hormis par brefs instants où les évènements de la vie vous faisaient prendre conscience. Parce que marquants, provoquant des émotions, ils vous secouaient et vous réveillaient momentanément.

Parvenir à l'éveil est tout à fait naturel puisque vous étiez déjà éveillé petit enfant et il vous suffit de le redevenir, vous allez rapidement le comprendre.

L'éveil commence par bien assimiler, conscientiser, « ce » que vous êtes, puis d'être « ce » que vous êtes, chose on ne peut plus normale que d'être ce que l'on est.

Or une immense majorité de l’humanité n'est pas ce qu'elle pense et croit être, elle vit dans l’illusion d’être.

« Ce » que vous êtes est invisible, esprit-âme-coeur (le coeur qui aime), la vie qui coule en vous : oui, vous êtes la vie, "ce" qui vous anime, partout dans votre corps, dans vos veines, vos cellules, alors que probablement comme beaucoup, vous vous identifiez présentement à ce corps parce qu’il est visible. Vous vous prenez pour un corps autrement dit, alors que vous êtes en vérité la vie qui l’anime, immuable, éternelle, présente partout sur la terre.

L'âme n'est pas l'esprit, l'âme est la vie à l’état statique, c’est à dire le corps spirituel qui animera le corps charnel au moyen de son esprit, l'esprit est son esprit, ils ne font qu'un.

L'esprit pense, c'est le souffle de la vie, permettant à son corps spirituel, l’âme, de créer (la vie qui prend forme et qui bouge), de mettre en œuvre ses pensées, à condition d'avoir suffisamment de coeur permettant à ces trois là de tout faire avec amour par une volonté unanime, sans contradiction. L'esprit est synonyme de conscience, c’est la même chose. L’esprit, c’est l’être que vous êtes.

Le corps charnel quant à lui est votre « avoir », vous avez un corps, l’habitacle de « ce » que vous êtes. Lorsque vous ne vivez pas d’esprit, votre chair est soumise à votre ego et aux états d'âme négatifs qu'il entraine. Les états d'âme négatifs sont ce qui souillent l’âme, ils sont péchés. Cette identification (se prendre pour un corps) est mortelle, « mental-corps-cœur de chair » meurent et se décomposent, alors que "ce" que vous êtes ne meurt pas et quitte votre enveloppe charnelle lors de sa mort.

Le mental est une machine à calculer mensongère, alors que l'esprit est pur. L'expression faire de l'esprit est révélatrice, c'est une pensée sans calcul.

Le mental et l'esprit sont de même nature dans votre cerveau, la différence est que le premier est un produit de ce monde, le « je » de l’ego dont il est l’expression, qui a appris à calculer, il dénature la spontanéité candide du « Je » de l'esprit qui est dans les Cieux, fils de l'Esprit.

Dieu est Esprit.

Ses appelés puis élus, ceux qui entreront dans le Royaume des Cieux, sont ceux qui auront réappris à vivre d’esprit et de coeur, qui seront nés de nouveau d’esprit, redevenus semblables à de petits enfants, les éveillés. Les autres continueront à avoir pour père « satan », c’est à dire ceux qui vivront selon les pensées de ce monde qui ne sont pas celles de Dieu, quand bien même ils l’ignoreront parfois toute leur vie et s’en offusqueront lorsque d’autres le leur feront remarquer.

Si vous ne le comprenez pas dès maintenant, vous le comprendrez dans les chapitres ci-après : l’ego est satanique, c’est le démon en chaque être humain, qui en engendre beaucoup d’autres sous les différentes facettes par lesquelles s’exprime la personnalité.

L’enlèvement de l’Eglise de Jésus-Christ dont tant parlent, qui adviendra lorsque la trompette retentira selon le livre de l’apocalypse et l’épitre aux Thessaloniciens, c’est l’enlèvement des éveillés. Ne pas vivre éveillé, vivre d’esprit et de coeur, c’est déjà être mort et les éveillés le savent : le Saint Esprit de Dieu en leur esprit le leur a révélé, bien avant la date, afin qu’ils se purifient et soient prêts.

Lorsque je pose à une personne la question : sais-tu qui tu es ? elle commence par décliner son identité en souriant quant à la formulation de la question.

Lorsque j’insiste, elle ajoute âge, sexe, profession, puis lorsque je précise que ces réponses ne répondent pas à ma question, l’air devient moqueur ou irrité, elle me considère probablement plus ou moins dérangée ou bizarre, comme ayant perdu « le sens ».

Or, celui des deux qui l’a perdu, ce n'est certes pas moi.

Cette personne est totalement identifiée à son apparence humaine et à sa personnalité, son corps, son sexe, son ego, bref, son « image » et tous les conditionnements de ce monde. Elle n'est pas consciente que « se prendre pour un corps », ne pas vivre d'esprit, de l'âme et du coeur qui l'animent, c'est être déjà mort.

Ainsi, l'étincelle qui produit l'éveil c'est prendre conscience de "CE" que vous êtes, c'est inverser les rôles, c'est pouvoir dire "Je suis", "je suis donc je pense". Mais ce n'est pas seulement prendre conscience, c'est ensuite le mettre en application, vivre éveillé : « Je suis celui qui est ».

La foi sans les actes est une foi morte, être éveillé sans vivre ainsi au quotidien conduit à nouveau à l’endormissement, l’être « s’oublie » et tombe dans l’ego spirituel qui ramène à la mort. Il aurait mieux valu qu’il n’en arrive jamais là. Si vous persistez à dire « je pense donc je suis », à penser avant d'être, ne pas être le maître de vos pensées, vous en mourrez.

Vous avez un corps, c'est votre véhicule terrestre, l'habitacle de votre esprit-âme et coeur. Vous avez une identité terrestre, ce n'est qu'une étiquette, lorsque vous vous identifiez à cette étiquette, vous croyez vivre or vous ne faites que survivre ici-bas et vous vous dirigez vers le séjour des morts pour l’après.

Ainsi, lorsque vous serez éveillé à votre véritable nature, le travail ne s'arrête pas là : il vous faudra faire mourir l'ancienne, la fausse nature de l'homme, l'ego de la chair, ce qui se définit par "mourir à soi-même", ce soi-même étant ce que vous avez cru être.

C’est le sens de « celui qui m’aime, qu’il quitte tout, porte sa croix et me suive », le Cœur Fils de Dieu (l’aimant) parle au cœur de l’homme (endurci), l’Esprit de Dieu parle à l’esprit de l’homme.

Mourir à soi-même permet de "naître de nouveau d'eau et de l'esprit", c'est à dire retrouver l’âme pure que vous étiez petit enfant, et pour cela vous vous servirez de l’esprit qui vous permettra d'identifier les péchés et/ou les erreurs commis dans votre existence, de les reconnaitre et d'en demander le pardon, vous « laver » à la source de vous-même, esprit par l’Esprit de Dieu.

Lorsque vous aurez purifié l’âme, son esprit sera rendu sain, votre corps de même car un esprit sain vit dans un corps sain, ce sera votre premier miracle. Ce qui vous aura permis de recevoir l'Esprit Saint de Dieu, le Père des âmes en tant qu'Âme du commencement, l'Esprit Premier qui a partagé une parcelle de son Esprit avec tous les esprits humains.

La petite voix de votre conscience, c'est Dieu. Vous êtes ses enfants, hormis ceux qui choisiront de renier l'esprit et se seront rendus ainsi fils de satan en aimant ce monde prioritairement.

C'est ainsi que l'Esprit est rendu Saint, lorsqu’il reçoit l’Esprit Saint de Dieu, et d'aucune autre manière malgré tout ce qui a pu être raconté et écrit sur le sujet, et cette affirmation est parfaitement conforme aux témoignages des premiers apôtres, elle ne s’en différencie pas.

Non, une personne qui meurt d’une maladie qui n’est pas de naissance mais contractée à l’âge adulte n’est pas sainte même si son parcours le semble en apparence : elle a été trompée par les hommes, a cru en eux avant que de croire en Dieu. Son âme était malade et son corps en tomba malade. Lorsque l’esprit de l’âme est renié, l’âme enfant de Dieu est reniée, le corps en subit les conséquences et tombe malade. Dans le Royaume des Cieux, la maladie n’existe pas, les anges ne tombent pas malades, Jésus a passé son existence à guérir les malades en pardonnant leurs péchés ainsi que les premiers disciples, puis les guérisons miraculeuses cessèrent au fur et à mesure que la foi s’estompait sur la terre.

L'Esprit de Dieu est Saint, il ne peut être reçu que par un esprit sain ce qui en fera un Esprit Saint car la personne en question vit alors en Christ et Christ vit en elle ; ainsi, elle peut réaliser les mêmes œuvres que lui et plus encore car seul le niveau de foi dans ses propres croyances entre ensuite en ligne de compte. A elle de les travailler, ces croyances. Une croyance est vérité lorsqu'elle se vérifie, s'expérimente personnellement, c'est pourquoi Jésus disait « Il te sera fait selon ta foi » demandant, pour ceux qui ne voulaient pas croire en son statut de Fils de Dieu, de croire au moins dans les œuvres qu’il faisait.

Lorsque le temps sera venu, le bon grain sera séparé de l'ivraie pour que le nouveau monde soit. Le bon grain pousse parce qu'il sait qu'il est grain et doit produire pour cette raison, l'ivraie le gêne dans sa croissance parce qu'elle ne connait pas sa nature toxique et mortelle pour son entourage. Le pommier produit des pommes sans se poser de questions parce qu'il sait qu'il est fait pour cela, l'homme est le seul à se poser des questions parce qu'il renie ce qu'il est, sa véritable nature. Or il est fait pour aimer, sa nature est amour, à l'image du Père Céleste.

Dieu est Amour, la première « mission sur terre » de l’être humain est de devenir amour, d’apprendre à aimer comme le Fils de Dieu fait homme, vous a aimés.

Cela implique préalablement d’aimer Dieu plus que tout au monde, puisque aimer intensément engendre le désir de plaire à l’Aimé. S’ensuit naturellement l’esprit d’obéissance à Dieu, qui incite à désirer aimer son prochain comme soi-même, puisque les deux commandements de l’amour sont semblables, l’un ne va pas sans l’autre : prétendre aimer Dieu que l'on ne voit pas et ne pas aimer son frère que l'on voit est mensonger.

La conséquence directe de ce mensonge est l’absence de Foi vivante puisque aimer engendre en outre d’avoir une confiance absolue envers l’Aimé, de croire en Lui, en Sa Parole.

Réfléchissez bien sur cette petite mais non moins très grande phrase : « aimer son prochain comme soi-même ».

La première prise de conscience qui en découle consiste à s’aimer soi-même afin de pouvoir aimer les autres d’une façon digne de ce verbe aimer, tout en se gardant bien de l’amour trompeur, l’amour narcissique de l’ego qui ne sait que prendre et rarement donner sinon par intérêt.

L’Amour est don de soi, à la ressemblance de Dieu qui donna son Fils (son Cœur) pour le salut des hommes. Puisque « Aimer Dieu et aimer son prochain » est semblable, c’est que Dieu est dans votre prochain, a fait sa demeure en lui.

Il est en chacun, oui, dans les consciences, les esprits, les cœurs : non pas que vous ayez un « être divin » en vous, vous êtes appelé à re-devenir cet être divin, dès lors que vous ne reniez pas l’esprit que vous êtes uni à l’Esprit de Dieu.

Chacun devrait y penser plus souvent avant de juger l’un de ses frères d’après les apparences sans connaître le contenu de son cœur, seul Dieu sonde les cœurs en profondeur. Lorsqu’une personne adopte un comportement qualifié de « mauvais », cela signifie qu’elle a renié sa véritable nature, le plus souvent par ignorance car personne ne la lui a révélée. C’est pourtant le message de Jésus, transmis par les évangiles, il a passé son existence à l’enseigner à ses disciples qui furent chargés d’aller porter la bonne nouvelle de l’annonce du Royaume des Cieux à tous ceux qui voudraient bien les écouter.

Mais… ils furent mis à mort, martyrisés, par les maîtres de la loi, les scribes, les pharisiens et les sadducéens de l’époque qui enseignaient la loi de Moïse de façon traditionnaliste, sans cœur, privilégiant les apparences extérieures.

Il devient plus facile avec cette perception de comprendre ce monde : celui qui renie ce qu’il est renie en même temps son Père Céleste, le Créateur de toute vie en tant que Vie.

Dieu est la Vie, le premier « besoin sur terre» de l’être humain est de vivre, pas n’importe comment mais en menant une vie qui lui permettra d’accéder au Royaume des Cieux, de mériter la vie éternelle, l’immortalité de son âme, car ce que Dieu a créé, Il peut tout aussi bien le détruire.

Il y aura toujours des irréductibles pour dire que l’âme n’est qu’une invention de croyants. Remarquez bien que je n’emploie pas ici le mot « religieux » : je n’ai pas de religion pour l’unique raison que Jésus n’en a enseigné aucune. Il a bâti sur Pierre une Eglise d’hommes modèles pour enseigner dans le monde la Foi qui permet d’entrer en relation avec Dieu en recevant son Esprit Saint et ainsi connaître Sa Volonté sur terre afin de pouvoir la faire, comme elle est faite dans le Cieux. C’est cela, entrer dans le Royaume des Cieux.

Aucun être sur terre ne peut affirmer représenter Son Eglise dès lors qu’il n’a pas reçu l’Esprit Saint. Aucun disciple après l’ascension de Jésus, ne partit proclamer le Royaume des Cieux avant qu’il n’eut reçu l’Esprit de Vérité (Jésus est la Vérité), le jour de la Pentecôte, c’est la raison pour laquelle il devait monter auprès du Père ainsi qu’il le leur a expliqué. Le consolateur, c’est l’Esprit de Jésus qui vient vivre dans l’esprit de ses disciples, leur rappelant tout ce qu’il leur avait dit, c’est pourquoi il leur a déclaré qu’il serait avec eux tous les jours jusqu’à la fin du monde.

J’ai ainsi la Foi pour l’avoir entendu, cru puis reçu. C’est d’ailleurs cette Foi qui m’a fait fuir la religion : parvenus ainsi, nous n’avons besoin que de Christ, de vivre en Lui. Je ne me permettrai certes pas de juger qui a tort de qui a raison en matière de religion, j’ai donc choisi la neutralité : l’amour inconditionnel, celui de Dieu.

Si l’âme n’est qu’une invention de croyants, essayez donc de faire fonctionner votre téléviseur sans câble, antenne ou parabole. Oui, c’est comparable : tout comme celui-ci ne peut émettre d’émission sans réception d’ondes, votre corps sans esprit et sans l’âme qui le font vivre est mort.

Sans ce souffle de la vie qui le meut, il est semblable à une maison vide, abandonnée, sans vie. Tout ce qui produit de l’énergie est invisible et pourtant cela est, bel et bien.

Il est paradoxal de constater que l’homme aimerait voir son âme pour croire en son existence, alors qu’il ne cherche pas à voir l’énergie sous ses différentes formes (ondes, électricité, etc.) pour croire que c’est bien elle qui fait fonctionner différents appareils : il voit, donc il croit.

C’est identique pour l’homme : vous voyez bien que vous êtes vivant, cependant la plupart voient mais refusent de croire. Il leur manque simplement l’étincelle d’où jaillit la Lumière pour comprendre ce principe d’énergie qu’est la vie qui anime un corps, si simple au fond lorsque l’on y met un peu de bonne volonté. Plus un être est rempli de vie, d’énergie, plus il est lumière, l’énergie de l’être humain est sa lumière, elle rend son visage lumineux, radieux, comme celui des petits enfants.

Dieu est Lumière, la première « recherche sur terre » de l’être humain devrait être celle de la pureté de son âme afin de devenir de plus en plus lumière, non seulement pour Dieu, mais pour être lumière aux yeux de tous. C’est par votre exemple que vous servez le mieux Le Seigneur et cela se voit sur vous.

Il y a eu confusion due à leur cœur endurci dans l’esprit des pharisiens et des sadducéens qui à l’époque du Christ, purifiaient l’extérieur alors qu’Il leur enseigna que le Père avait aussi fait l’intérieur et que c’était ce dernier qu’il fallait purifier afin de ne pas être sépulcre blanchi. A quoi sert-il de prendre l’apparence de la piété lorsque l’intérieur est "rempli de méchanceté et d'iniquité" ? car tels furent ses mots. A rechercher la gloire dans ce monde aux yeux des hommes, se rendre « intéressant » pour soi-même tout d’abord, plutôt que de glorifier Dieu et faire Sa Volonté en priorité.

Cet extérieur, ce qui est corruptible dans la chair, est de toute façon appelé à mourir pour participer ensuite à la résurrection, alors que l’intérieur (pour désigner l’invisible), l’âme, son esprit et son coeur, est appelé à vivre éternellement.

Tous les maux de l’humanité viennent de cette incompréhension, de cet inversement des rôles, les êtres s’identifient à leur chair lui permettant ainsi de les desservir plutôt que de les servir et ils s’y trouvent ainsi asservis.

Même l’amour s’en trouve bafoué, il devient aussi conditionnel que la raison d’être elle-même, depuis cette optique réductrice.

L’orgueil et la vanité réduisent le champ de vision et d’écoute, les apparences et le paraître priment, tandis que le savoir être permet de voir et d’entendre l’Esprit de Celui qui se nomme Vérité, le Christ Jésus, il est Vivant.

Beaucoup le disent, cependant y croient-ils véritablement ? Jésus-Christ est mort pour nous montrer le chemin, pas pour que les hommes adorent la croix mais pour qu’ils la portent à leur tour. En général les croyants acceptent volontiers que le Christ Jésus soit mort pour le salut des hommes, mais beaucoup moins croient avec conviction qu’il va revenir, et pourtant, cela sera.

Vivre en Christ, ce ne sont pas que des « mots », ce sont des paroles rendues vivantes par des « actes », des œuvres, disait Jésus.

Le Notre-Père, enseigné par le Fils à ses disciples, est une prière qui devrait être dite et redite jusqu'à ce que non seulement le chrétien croie en son contenu, ses paroles, mais que de plus, il vive selon ce qu'il dit en le « récitant ».

Car il s’agit en effet le plus souvent d’une récitation apprise par cœur mais sans le Cœur pour la faire vivre, la mettre en application.

Dans les différents chapitres qui suivent sont développées de façon approfondie les lignes qui précèdent, points par points, le propre cheminement que j’ai suivi en trois années et demi. Je suis restée fidèle à La Parole, j’y ai cru, j’ai reçu Christ. Le recevoir signifie connaître Dieu, vivre en Christ, comme Il vit dans le Père et que le Père vit en Lui.

Ainsi, connaitre le Fils, c'est connaître le Père, c'est être Un en esprit, âme et coeur, c'est avoir épousé le Corps spirituel du Christ, c’est avoir uni le Je de l’unicité au Je de Dieu, c’est une première résurrection.

C'est ainsi que le Corps du Christ vivant s'édifie. L'Epouse du Christ, ce sont les âmes (les corps spirituels) qui vivent en Lui.

Les invités au repas de noces de l’Agneau, ce sont tous ceux qui vivent d’esprit et de coeur, en témoignent, afin que le plus grande nombre soit sauvé, c’est un témoignage d’amour avant tout autre but, afin que le Nom de Dieu soit sanctifié.

Uranie.

mardi, 07 août 2007

La puissance de la croyance

Saint Matthieu 14,22-34
"Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C’est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l’eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu’il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » "

De l’évangile de ce jour, le message que Jésus entendait faire passer ressort clairement lorsqu'il dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? ».
Le manque de foi provient d’une croyance faible. Existante, mais faible puisque le doute vient s’y insinuer.
Jésus demande à Pierre « pourquoi as-tu douté ? ». Tant que Pierre est resté centré vers l’appel de son Maître, attentionné à sa demande, il marcha sur les eaux se dirigeant vers lui. Dès que son attention fut détournée par le vent, il prit peur et commença à s’enfoncer dans l’eau. Il savait pourtant que Jésus pouvait calmer les élèments, cependant la peur le dominant, sa confiance a brutalement chuté, il ne ressentait plus rien d’autre que ce sentiment de peur, une arme redoutable qu’utilise Satan depuis le péché originel. Il manqua de Foi dans la parole du Fils de Dieu, ayant ancré en lui une croyance plus forte que celle qu’il lui portait : celle de croire que le vent aurait pu le déséquilibrer. La Foi élevée fait du Chrétien un être sans peur et sans doute, tel le prophète Daniel que les lions ne touchèrent pas pendant toute une nuit, il n’a pas craint un instant qu'ils le dévorent, il s'en est remis à Dieu. Tel l’apôtre Jean qui crut le premier dès qu’il vit le tombeau vide en la résurrection du Christ, il n’a pas douté une fraction de seconde des paroles de son Maître précédant la crucifixion.
La puissance de la Foi peut réaliser des miracles : « heureux celui qui croira sans avoir vu ». Croire, c'est avoir confiance.
Comment vaincre ses peurs et ses doutes pour augmenter sa Foi ?
Pour commencer, en apprenant à l'orienter en faisant le tri parmi les croyances toutes faites, en ne doutant pas qu’en soi, chacun a les ressources pour le faire. En n’occultant cependant aucun écrit des évangiles, ainsi quand bien même d’autres écrits semblent merveilleux, faire un rapprochement, et si quelque chose s’en éloigne ou les modifie, ne pas y croire. Et enfin, on ne peut vaincre ses peurs et ses doutes sérieusement que lorsque l'on en connait la source, l’origine, là où Satan trouve la faille, la faiblesse. Apprendre à se connaitre soi-même. Se poser des questions, chercher à savoir pourquoi on a peur de telle ou telle chose. Aucune des questions que l’on se pose ne devrait rester sans réponse, et cette réponse est en chacun, il suffit de la conscientiser.
Uranieh.

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